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La Tunisie continue de stabiliser les prix du carburant malgré les pressions financières et les prix mondiaux élevés du pétrole

Tunisie –Les autorités tunisiennes continuent d’adopter une politique de stabilisation des prix des carburants, malgré les pressions croissantes sur les finances publiques et la hausse des prix du pétrole sur les marchés mondiaux, dans une démarche visant à réduire les répercussions de l’inflation et à contenir les tensions sociales.

Les économistes estiment que cette tendance a des dimensions politiques et sociales, notamment à la lumière de la sensibilité de la question du carburant et de l’impact de toute augmentation potentielle sur les prix des transports, des matériaux de base et des services, qui pourrait accroître la pression sur le pouvoir d’achat des citoyens.

L’économiste Reda Al-Shakandali a confirmé que le gouvernement tunisien continue d’utiliser pratiquement les subventions aux carburants comme mécanisme pour atténuer les effets de la crise sociale, malgré le coût élevé qu’elles ont sur les équilibres budgétaires, notant que la Tunisie a précédemment rejeté les recommandations du Fonds monétaire international liées aux réformes qui incluent l’augmentation des prix des carburants.

En revanche, plusieurs pays arabes et méditerranéens ont eu tendance à augmenter les prix des carburants au cours de la période récente, notamment le Maroc, la Jordanie, les Émirats et le Liban, en raison de la hausse des prix du pétrole et des tensions géopolitiques liées à la situation au Moyen-Orient.

De son côté, l’expert financier Ziad Ayoub a estimé que la Tunisie est temporairement en mesure de poursuivre la politique de stabilisation des prix si elle adopte des options de couverture énergétique et des achats stratégiques pendant les périodes de prix mondiaux bas, avertissant par la même occasion que le coût du soutien énergétique augmentera considérablement si les prix du pétrole continuent de monter.

La Tunisie est confrontée à des défis financiers croissants, d’autant plus que la loi de finances 2026 a été construite sur l’hypothèse d’un prix du pétrole autour de 65 dollars le baril, alors que les prix mondiaux ont dépassé des niveaux plus élevés ces dernières semaines, dans un contexte de craintes d’une expansion des tensions régionales et de leur impact sur les marchés mondiaux de l’énergie.

Le dossier du carburant est considéré comme l’un des dossiers les plus sensibles en Tunisie, compte tenu de son lien direct avec les niveaux d’inflation et la stabilité sociale, à l’heure où les autorités parient sur la croissance économique dans les années à venir malgré les défis financiers et énergétiques existants.

Source :“Ma presse”

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