مفتي تونس يحسم الجدل حول أضحية العيد: “لا إثم على غير القادرين مادياً”

Le Mufti de Tunisie résout la polémique sur le sacrifice de l’Aïd : « Il n’y a aucun péché pour ceux qui n’en sont pas capables financièrement »

Tunisie –Le mufti de la République tunisienne, Hisham Ben Mahmoud, a confirmé que l’accomplissement du rituel du sacrifice à l’occasion de l’Aïd al-Adha reste lié à la capacité et à la capacité financière, soulignant que les personnes dont la situation financière ne leur permet pas d’acheter le sacrifice “ne supportent aucun péché selon la loi islamique”.

Le Mufti a expliqué, dans des déclarations aux médias, que la loi islamique est basée sur la facilitation et l’élimination de l’embarras des gens, ajoutant qu’un musulman n’est pas obligé de recourir à des emprunts ou de s’encombrer de dépenses au-dessus de ses moyens pour acheter le sacrifice de l’Aïd, surtout à la lumière des conditions économiques difficiles auxquelles sont confrontées de nombreuses familles.

Il a souligné que “la religion islamique est une religion de facilité et de miséricorde” et que les devoirs légaux restent liés à la capacité et à l’aptitude d’une personne, considérant que celui qui n’est pas en mesure d’accomplir ce rituel en raison d’une situation difficile ne porte aucune culpabilité.

Dans un autre contexte, le Mufti de Tunisie a abordé la condition de la femme au sein de la société, soulignant que la marginalisation ou l’exclusion des femmes de la vie publique est directement liée au retard des sociétés, selon ses propres termes.

Il a considéré que les femmes représentent « le fondement et l’école de la société islamique », citant la biographie du prophète Mahomet (que la paix et la bénédiction soient sur lui) et la façon dont il traitait ses épouses, soulignant la nécessité de respecter les femmes et de renforcer leur présence dans la société.

Le mufti tunisien a ajouté qu’il adopte une vision ouverte dans ce domaine, estimant que la renaissance des sociétés passe par l’autonomisation des femmes et leur implication dans divers domaines de la vie.

Au cours de l’année écoulée, Hisham ben Mahmoud avait déjà participé au débat lié aux appels exigeant l’abolition du rituel du sacrifice afin de préserver le bétail en Tunisie, où il avait affirmé à l’époque que le sacrifice reste un rituel religieux existant pour ceux qui peuvent le faire, sans alourdir ceux qui ne le peuvent pas au-delà de leurs capacités.

Source :“Ma presse”

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