Paris –Les relations franco-algériennes connaissent un nouveau mouvement vers le calme après des mois de tensions politiques et diplomatiques, suite à l’annonce par Paris du retour de son ambassadeur en Algérie et de la reprise des expulsions d’immigrés algériens en situation irrégulière sur le sol français.
Cette évolution intervient après une grave crise qui a éclaté entre les deux pays depuis l’été 2024, sur fond de reconnaissance par la France de la souveraineté du Maroc sur le Sahara marocain, une décision qui a provoqué une escalade sans précédent entre Paris et l’Algérie, qui s’est reflétée dans le niveau de coopération politique, consulaire et sécuritaire entre les deux parties.
Dans ce contexte, le ministre français de l’Intérieur, Laurent Nunez, a confirmé jeudi la reprise des expulsions d’Algériens en séjour irrégulier en France, notant que plus de 140 expulsions ont été réalisées depuis le début de l’année 2026.
Le responsable français a expliqué que la coopération consulaire avec l’Algérie a repris progressivement après sa dernière visite en Algérie à la mi-février, les autorités algériennes ayant recommencé à délivrer des permis consulaires permettant de réaliser des opérations de rapatriement, après leur interruption au plus fort de la crise diplomatique.
Nunez a ajouté que Paris avait obtenu environ 120 autorisations de transit depuis la reprise des communications, estimant que les choses « reprenaient le mouvement », soulignant en même temps que le gouvernement français cherchait à étendre les expulsions, notamment en organisant des voyages collectifs pour les migrants irréguliers.
Le ministre français de l’Intérieur a révélé que les Algériens représentent entre 30 et 40 pour cent du nombre total des détenus dans les centres de rétention administrative en France, soit plus de 700 personnes sur environ deux mille places disponibles dans ces centres.
Parallèlement, la présidence française a annoncé aujourd’hui vendredi le retour à ses fonctions officielles de l’ambassadeur de France en Algérie, Stéphane Romatet, plus d’un an après sa convocation à Paris en raison de la crise politique entre les deux pays.
L’Elysée a expliqué que l’ambassadeur accompagnera la ministre déléguée chargée des Armées, Alice Ruffaut, lors de sa visite officielle en Algérie, avant de reprendre pleinement son activité diplomatique.
La présidence française a confirmé que cette démarche s’inscrivait sous la direction du président français Emmanuel Macron, dans le cadre d’une tentative de « rétablir un dialogue efficace » avec l’Algérie, malgré les contentieux persistants entre les deux parties.
Paris a également indiqué que l’ambassadeur de France donnerait la priorité au dossier du journaliste français Christophe Glez, détenu en Algérie depuis 2024 dans le cadre d’une affaire liée à « l’apologie du terrorisme », selon les autorités algériennes.
Les observateurs estiment que les récentes mesures reflètent une tentative mutuelle de réduire les tensions politiques entre Paris et l’Algérie, à la lumière des pressions croissantes liées aux questions d’immigration, de coopération sécuritaire et de question du Sahara marocain.
Source :“Ma presse”
صحافة بلادي صحيفة إلكترونية مغاربية متجددة على مدار الساعة تعنى بشؤون المغرب الجزائر ليبيا موريتانيا تونس