Algérie –Un récent rapport publié par le Fonds monétaire international a révélé une nette disparité dans les niveaux de dette publique entre un certain nombre de pays arabes, soulignant les défis financiers auxquels sont confrontées certaines économies qui dépendent fortement des revenus énergétiques, notamment l’Algérie.
Selon les données contenues dans le rapport, les pays du Golfe comme les Émirats arabes unis, le Qatar, le Koweït et le Sultanat d’Oman, outre la Mauritanie, sont candidats au maintien de niveaux de dette publique qualifiés de gérables d’ici 2030, grâce à leurs réserves financières ou à la relative diversification de leurs ressources économiques.
D’un autre côté, la trajectoire ascendante de la dette en Algérie suscite des inquiétudes croissantes quant à la viabilité des équilibres financiers, en particulier à la lumière de la dépendance continue de l’économie nationale aux revenus des hydrocarbures et de son impact direct sur les fluctuations des prix du pétrole et du gaz sur les marchés mondiaux.
Le rapport indique que cette situation pourrait conduire à une réduction de la marge de manœuvre financière de l’État, à un moment où les autorités sont confrontées à des pressions liées à l’augmentation des dépenses publiques et aux exigences sociales et économiques croissantes.
Cette disparité régionale relance le débat sur les modèles de gouvernance économique et de gestion des finances publiques, notamment en ce qui concerne la capacité à parvenir à un équilibre entre les exigences de croissance et de stabilité sociale d’une part, et le maintien des indicateurs financiers à des niveaux stables d’autre part.
Dans le même contexte, le Maroc se distingue parmi les pays qui adoptent une approche économique basée sur la diversification de la base de production, le renforcement de l’attractivité des investissements et la poursuite des réformes structurelles pour améliorer les équilibres financiers et réduire la dépendance aux secteurs traditionnels.
Les observateurs estiment que l’avenir de la viabilité financière dans la région ne sera pas seulement lié à l’ampleur de la dette publique, mais aussi à la capacité des pays à construire des économies plus diversifiées et à parvenir à une croissance durable à l’écart des fluctuations associées aux marchés de l’énergie.
Source :“Ma presse”
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