مقري يشكك في صحة الناتج المحلي الخام الذي أعلنه تبون ويخرج بتصريحات ومعطيات صادمة
عبد المجيد تبون

Les déclarations de Tebboune ravivent à nouveau les tensions… Le Mali s’achemine vers une rupture politique avec l’Algérie et s’engage sur une voie souveraine indépendante

Les déclarations du président algérien Abdelmadjid Tebboune, qu’il a faites récemment devant l’Assemblée nationale, ont remis les tensions au premier plan des relations algéro-maliennes, après que Bamako les a jugées offensantes, dans le cadre de ses propos sur des responsables africains qui, selon lui, auraient insulté l’Algérie malgré leur diplôme de l’École nationale d’administration d’Algérie, en référence indirecte aux responsables financiers.

Selon un récent rapport publié par l’Institut d’études sur la paix de Tombouctou, spécialisé dans les questions de sécurité et de stabilité dans la région du Sahel, ces déclarations compliqueraient le cours des relations bilatérales entre l’Algérie etMaliA l’heure où le début de l’année 2026 laissait entrevoir la possibilité du retour d’un certain calme relatif entre les deux pays.

Le rapport indique que la récente controverse politique affaiblit le niveau de confiance et affecte les domaines de la sécurité et de la coopération politique, coïncidant avec l’annonce par le président malien, le général Assimi Goita, de l’adoption d’une nouvelle charte nationale pour la paix et la réconciliation, qui vise à soutenir la stabilité interne et à poursuivre les programmes de désarmement, de démobilisation et de réintégration.

Cette charte est considérée comme un cadre interne remplaçant le précédent accord de paix dont l’Algérie était le parrain, qui reflète la tendance de Bamako à limiter le traitement de ses crises dans une approche purement nationale, à la lumière des précédentes accusations dirigées par les autorités maliennes contre l’Algérie de soutien à des partis qui menacent la sécurité intérieure, accusations que l’Algérie a démenties.

Goeta avait confirmé, dans un discours adressé à la nation le 31 décembre 2025, que le peuple malien a fait preuve d’une grande capacité à résister aux défis sécuritaires et économiques, saluant le rôle des forces armées maliennes face aux groupes extrémistes et appréciant les sacrifices des civils et des militaires au cours de l’année écoulée.

Le président malien a souligné que la nouvelle charte nationale constitue une base pour unifier les efforts de l’État, promouvoir la réconciliation nationale et consolider la stabilité à moyen et long terme, tout en intégrant la dimension développement et en améliorant les conditions des groupes touchés par les conflits.

Les médias indiquent que les autorités de transition au Mali ont, ces derniers mois, ignoré les propositions algériennes de médiation avec les groupes rebelles, préférant suivre une voie interne qui a conduit à l’annulation de l’accord d’Alger signé en 2015 et à l’adoption d’une charte nationale alternative.

Dans ce contexte, la presse locale a confirmé que le nouveau document, reçu par Goeta en juillet dernier, était le résultat de vastes consultations impliquant le gouvernement, la société civile et les acteurs locaux, et était présenté comme une nouvelle base pour la prochaine phase de paix.

Le gouvernement malien estime que cette transformation s’inscrit dans le cadre de la consécration de la souveraineté nationale, renforcée par de nouvelles options régionales, notamment l’adhésion à l’alliance des pays du Sahel aux côtés du Niger et du Burkina Faso, avec une ouverture croissante aux initiatives de développement alternatif, notamment l’Initiative atlantique marocaine, qui vise à créer de nouvelles perspectives économiques et de développement pour les pays du Sahel.

Source :Ma presse

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