Abdelmadjid Tebboune cherche l’affection de Washington…un discours confus qui révèle l’isolement de la diplomatie algérienne

Révélation du dernier dialogue vidéo diffusé par les médias officiels algériens avec le PrésidentAbdel Majeed TebbouneIl existe une confusion évidente dans le discours diplomatique algérien, qui reflète une tentative ouverte de polir l’image du régime à l’extérieur, en échange d’éviter de se plonger dans les transformations rapides observées dans le dossier du Sahara marocain, devenu une véritable faiblesse de la politique étrangère de l’Algérie.

Lors de cette apparition médiatique, Tebboune a choisi de sauter complètement sur la question du Sahara marocain, et il a également évité de parler de la crise profonde avec la France, se contentant d’un protocole d’éloge pour sa visiteSégolène RoyalUne démarche que les observateurs considèrent comme une tentative d’échapper aux questions embarrassantes imposées par l’isolement croissant de l’Algérie au sein de l’espace européen.

En échange de ce silence, le président algérien a exagéré son discours sur « l’équilibre » des relations de son pays avec les grandes puissances, brandissant une carteÉtats-Unis d’AmériqueLa Russie et la Chine. Cependant, selon les observateurs, ce discours ne reflète pas la réalité des transformations internationales devenues clairement favorables à l’approche marocaine de la question du Sahara, soutenue par les résolutions de l’ONU et les positions de pays de poids.

La tentative de Tebboune de convaincre Washington est apparue à travers son discours sur la visite du conseiller du président américain pour l’Afrique et le Moyen-OrientMoussad Boulos, cherchant à présenter les relations algéro-américaines dans une situation « confortable », malgré les indications croissantes de pressions américaines visant à pousser l’Algérie à accepter la proposition marocaine d’autonomie, inscrite dans la résolution n° 2797 du Conseil de sécurité comme une solution sérieuse et réaliste à ce conflit artificiel.

Au niveau régional, Tebboune a tenté de présenter l’Algérie comme un « voisin pacifique » qui ne fait pas pression sur son entourage, parlant de relations fraternelles avecMauritanieEt sur un rôle présumé dans la stabilité deLibyeCependant, ce discours contredit les pratiques de terrain et politiques dans lesquelles l’Algérie est restée un acteur majeur dans l’alimentation des tensions, notamment à travers son soutien continu à une thèse sécessionniste isolée sur le plan international.

À l’opposé, le président algérien a eu recours à des accusations indirectes contre un pays du Golfe, en échange d’un silence total sur les tensions avec Paris, ce que les analystes considèrent comme une preuve supplémentaire de la confusion du discours officiel et de son incapacité à affronter les réalités politiques, compte tenu du déclin de la marge de manœuvre diplomatique de l’Algérie.

Les observateurs estiment que cette apparition médiatique n’est rien d’autre qu’une tentative de consommation interne, visant à dissimuler les échecs accumulés de la diplomatie algérienne, notamment après les reconnaissances internationales successives de la marocanité du Sahara, et la consolidation de l’initiative marocaine d’autonomie comme seule option viable.

Ils confirment que l’association par Tebboune des positions de son pays sur le Sahara et sur la question palestinienne s’inscrit dans une confusion politique intentionnelle, destinée à justifier une position chancelante, à l’heure où le Maroc maintenait sa position cohérente sur la question palestinienne, avant et après la reprise de ses relations avec Israël, ce qu’il a clairement expriméRoi Mohammed VIEt le ministre des Affaires étrangères l’a répété Nasser BouritaDans plus d’un forum international.Les observateurs concluent que le discours officiel algérien est déconnecté de la réalité et se heurte à des crises internes étouffantes, notamment une détérioration des conditions sociales et des taux élevés de chômage et d’immigration, dans un pays riche en ressources naturelles, ce qui soulève d’importants points d’interrogation sur les priorités du régime, qui continue d’utiliser la politique étrangère pour échapper à ses crises au lieu d’y répondre.

Source :

Ma presseصحافة بلادي

🇲🇦عربي🇫🇷FR🇬🇧EN