Ma presse – hors des frontières
J’ai expriméAmnistie internationaleA exprimé sa préoccupation face à l’extradition par les autorités algériennes de l’opposition politique tunisienne et de l’ancien députéSaïf Al-Din MakhloufA la Tunisie, considérant que cette mesure constitue une violation des obligations de l’Algérie au titre du droit international des droits de l’homme.
L’organisation a indiqué, dans un communiqué publié lundi, que la procédure d’extradition s’est déroulée le 18 janvier sans notification préalable à l’intéressé ou à son équipe de défense, bien qu’il ait été enregistré comme demandeur d’asile auprès du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, ce qu’elle a qualifié de « retour forcé ».
Selon des données rapportées par les médias tunisiens de sources judiciaires, Makhlouf a été condamné par contumace en janvier dernier à cinq ans de prison, pour des accusations liées à « atteinte à la sûreté de l’État », avant d’être arrêté à son arrivée en Tunisie pour mettre en œuvre les peines prononcées contre lui.
Dans ce contexte, il a été considéréSarah Hashash, directeur adjoint du Bureau régional pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord d’Amnesty International, a déclaré qu’extrader Makhlouf sans lui permettre de faire appel de la décision ou d’évaluer les risques potentiels qu’il pourrait encourir en Tunisie constitue une violation du principe de non-refoulement, stipulé dans les conventions internationales pour la protection des réfugiés.
Le responsable des droits de l’homme a ajouté que cette mesure pourrait exposer Makhlouf à des risques de détention arbitraire et de procès inéquitable, considérant que l’Algérie a violé ses obligations internationales, notamment celles liées à la Convention relative au statut des réfugiés.
Cette évolution s’inscrit dans un contexte de critiques constantes de la part des organisations locales et internationales de défense des droits de l’homme sur le déclin des conditions des droits et libertés en Tunisie depuis les décisions prises par le PrésidentQais SaeedLe 25 juillet 2021, qui lui confère de larges pouvoirs.
Makhlouf, l’ancien chef du parti « Coalition pour la dignité », a quitté la Tunisie pour l’Algérie en juillet 2024, après avoir été poursuivi en raison de ses positions politiques opposées au pouvoir en place. Selon Amnesty International, il a ensuite été arrêté en Algérie pour entrée irrégulière et placé en détention administrative, sans avoir pu se rendre à des rendez-vous cruciaux avec le HCR concernant sa demande d’asile.
L’organisation a appelé les autorités tunisiennes à abandonner les accusations liées à l’exercice par Makhlouf de ses droits politiques et à garantir qu’il soit soumis à un procès répondant aux normes de la justice. Il a également averti que cette affaire pourrait constituer un « précédent inquiétant » dans lequel les considérations de coopération bilatérale sont présentées au détriment des principes de protection des réfugiés et de respect du droit international.
Source :Ma presse
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