Ces dernières semaines, l’Algérie est confrontée à une nouvelle crise de l’approvisionnement en bouteilles de gaz domestique, qui se traduit par une nette pénurie sur les marchés, de longues files d’attente devant les points de distribution, ainsi que par l’arrivée tardive des approvisionnements dans un certain nombre de zones reculées, qui ont suscité une vague de mécontentement parmi les citoyens.
Cette situation soulève un paradoxe remarquable, compte tenu de la position qu’occupe l’Algérie comme l’un des plus importants producteurs et exportateurs de gaz naturel en Afrique et dans le monde arabe. Cependant, les données de terrain et les analyses identiques indiquent que le problème n’est pas lié à la rareté de la ressource, mais plutôt à des déséquilibres dans le système de distribution interne et dans la chaîne d’approvisionnement.
Les spécialistes attribuent cette crise à plusieurs facteurs, notamment la faiblesse des infrastructures de stockage et de transport, la répartition inégale entre les États, ainsi que l’augmentation saisonnière de la demande pendant l’hiver. Le recours généralisé aux bouteilles de gaz traditionnelles a également contribué à accroître la pression sur le système d’approvisionnement, malgré le développement de la production et l’expansion des exportations dirigées vers les marchés étrangers.
Cette situation pose aux pouvoirs publics le double défi de répondre aux besoins croissants du marché intérieur, tout en maintenant les niveaux d’exportation, qui représentent une ressource importante pour les finances de l’État. Pour tenter de contenir la crise, des mesures ont été annoncées pour améliorer les opérations de distribution et augmenter la production locale, en plus d’encourager les citoyens à se connecter aux réseaux de gaz naturel, mais l’impact de ces mesures est resté limité jusqu’à présent.
Les observateurs estiment que la crise a révélé la nécessité de revoir la planification stratégique du secteur énergétique, notamment en ce qui concerne la réalisation d’un équilibre entre les exigences d’exportation et la garantie d’un approvisionnement régulier et équitable du marché local. Cela a également remis au premier plan l’importance d’investir dans les infrastructures internes et de diversifier les sources d’énergie, en renforçant la dépendance au gaz naturel à travers les réseaux et à l’énergie électrique, pour éviter la récurrence de tels déséquilibres à l’avenir.
Source :Ma presse
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