Du non-respect à la résistance… Des experts juridiques expliquent les peines de prison auxquelles sont confrontés les participants aux rassemblements de la « Génération Z 212 ».

À la lumière des récents événements liés aux rassemblements de la « Génération Z 212 », les experts juridiques ont expliqué que les participants à de tels rassemblements non autorisés s’exposent non seulement à la peine de violation de la loi sur les rassemblements publics, mais s’exposent également à de graves poursuites pénales en cas de non-respect des ordres de sécurité ou de résistance à leurs membres, qui sont des délits dont les sanctions vont jusqu’à l’emprisonnement.
“Défaut d’obtempérer”… le délit d’insulte
Les experts ont confirmé que le refus d’une personne de se conformer à un ordre émis par un agent de sécurité, comme s’arrêter pour vérifier son identité ou quitter un lieu de rassemblement, n’est pas considéré comme une infraction mineure. Cet acte est souvent juridiquement adapté comme un délit « d’insulte à un agent public dans l’exercice de ses fonctions ». Selon le droit pénal marocain, ce délit, qui peut être commis par des paroles, des gestes ou des menaces, est puni d’un emprisonnement d’un mois à un an et d’une amende, ce qui signifie qu’un simple refus obstiné peut entraîner une peine privative de liberté.
“Résistance”… des sanctions sévères
Le problème prend une dimension plus grave si le « non-respect » se transforme en « résistance », un crime défini comme le recours à la violence ou aux agressions pour empêcher les membres de la force publique d’accomplir leur devoir. La loi précise que la simple résistance (comme pousser un agent de sécurité ou l’empêcher par la force) expose la personne à une peine d’emprisonnement pour une durée de trois mois à un an.
La sanction est fortement aggravée si la résistance émane de plusieurs personnes ou si elle entraîne des blessures. Si une arme est utilisée pour résister au personnel de sécurité, l’acte se transforme en un crime passible de plusieurs années d’emprisonnement.
Les experts concluent qu’un participant à un rassemblement non autorisé pourrait se retrouver confronté à une série de poursuites judiciaires. Cela commence par la violation de la loi sur les rassemblements, puis le délit d’insulte à un agent public s’il refuse d’obtempérer, pour arriver ensuite au délit ou délit de résistance en cas d’usage de la force, dont ignorent beaucoup de ceux qui sous-estiment la gravité de défier les ordres de la force publique.
Pour plus d’informations sur le délit d’évasion et ses conséquences juridiques, vous pouvez consulter cette explication.

Source :Ma presse

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