Libye –L’armée libyenne a annoncé mardi soir avoir réussi à récupérer les soldats enlevés lors de l’attaque qui a visé le poste frontière d’Al-Tom fin janvier dernier, confirmant leur retour sain et sauf dans leurs unités militaires.
Un communiqué officiel explique que l’opération a été réalisée après des enquêtes minutieuses des services de renseignement et un suivi sur le terrain des mouvements d’éléments armés actifs dans la bande frontalière avec le Niger, où les forces se sont livrées à des affrontements en plusieurs points de concentration, qui ont abouti – selon la même source – à la neutralisation d’un certain nombre de militants et à l’arrestation d’autres, en plus de la saisie d’armes, de munitions et de matériel militaire.
L’armée a confirmé que l’intervention s’inscrit dans un plan plus large visant à renforcer le déploiement militaire dans le sud, en intensifiant les patrouilles terrestres et aériennes et en renforçant la surveillance des passages et des routes du désert, dans le contexte de la lutte contre les menaces liées au trafic d’armes et aux mouvements de groupes extrémistes.
Frontières étendues et défis sécuritaires
Le passage d’Al-Tom est situé dans une zone géographique complexe du sud-ouest de la Libye, où se croisent les frontières avec le Tchad, l’Algérie et le Soudan, en plus du Niger, ce qui rend la région vulnérable aux failles sécuritaires dues à l’expansion des zones désertiques et à la difficulté de les contrôler sur le terrain.
Cette opération s’inscrit dans le contexte d’une coordination régionale accrue, suite à la signature d’un protocole militaire entre la Libye et le Tchad réglementant la coopération frontalière et l’échange d’informations de renseignement, dans le but de combler les lacunes sécuritaires et de limiter tout mouvement armé transfrontalier.
Lire les développements
Les observateurs des affaires libyennes estiment que le succès de l’opération reflète un développement de la préparation de l’armée sur le terrain, mais d’un autre côté, il met en évidence les défis sécuritaires persistants dans le sud, en particulier avec la complexité de la scène régionale et les crises qui se chevauchent dans certains pays voisins.
Les experts confirment que la durabilité de la stabilité dans cette région dépend du renforcement de la coordination régionale et du développement des mécanismes de surveillance aérienne et terrestre, pour assurer la protection des civils et la sécurité des installations vitales et des frontières stratégiques.
Source :“Ma presse”
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