Mauritanie –Les données qui circulent concernant l’importation de chameaux de Mauritanie au Maroc indiquent que les discussions sur l’existence d’un monopole sur les licences d’importation par un nombre limité de personnes ne reflètent pas la situation actuelle, à l’heure où l’importation de chameaux par cette route est interrompue depuis 1994.
Selon les données disponibles, depuis cette date, l’introduction des chameaux en provenance de Mauritanie n’est plus autorisée sur le territoire national, dans le cadre des contrôles réglementaires, sanitaires et sécuritaires liés au mouvement du troupeau à travers la frontière, ce qui fait que parler de monopolisation des licences d’importation actuellement ouvertes est une question à examiner, étant donné que les importations depuis cette route sont déjà interrompues depuis des décennies.
Le système réglementaire marocain impose des restrictions sur un certain nombre d’importations, tout en soumettant l’entrée des troupeaux par la frontière sud à un contrôle strict, compte tenu notamment de la sensibilité de la région et des risques liés à la contrebande et aux mouvements de troupeaux hors des circuits légaux.
Dans ce contexte, la hausse des prix des chameaux n’est pas directement liée à ce qui est décrit comme un monopole sur les licences d’importation, car d’autres facteurs interviennent dans la détermination des prix, notamment la diminution du nombre de troupeaux, les coûts élevés de l’élevage et du fourrage, et les années successives de sécheresse, en plus de l’évolution de l’offre et de la demande sur le marché.
Ces données interviennent au moment où les prix des chameaux dans les régions du sud ont enregistré une hausse remarquable, puisque le prix d’un chameau a dépassé les 20 mille dirhams, tandis que le prix d’un chameau a atteint environ 34 mille dirhams, et le prix de certains chameaux a atteint entre 55 mille et 65 mille dirhams.
La hausse des prix des dromadaires s’est également répercutée sur le marché de la viande, puisque le prix de la viande de chameau chez certains bouchers de la ville de Laâyoune dépassait les 150 dirhams le kilo.
Source :Ma presse
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