Après des années d’élections chancelantes et de divisions entre institutions, le mini Comité de dialogue libyen « 4+4 » a paraphé un projet d’accord sur les dossiers les plus marquants qui ont perturbé le processus électoral.
L’accord a été obtenu lors de la huitième réunion du comité en Tunisie, sous les auspices de la mission des Nations Unies, qui a annoncé la tenue d’une nouvelle réunion en Libye avant la fin du mois d’août pour développer des mécanismes de mise en œuvre des accords et les annoncer officiellement.
Le comité, qui comprend des représentants de l’est et de l’ouest de la Libye, est parvenu à un accord sur la loi sur les élections présidentielles, après s’être mis d’accord sur des élections législatives. Il a également convenu d’un mécanisme permettant de choisir un nouveau président pour la Haute Commission électorale nationale.
Ces accords s’inscrivent dans les première et deuxième phases de la feuille de route de l’ONU et incluent l’examen du cadre juridique et constitutionnel et la réorganisation de la commission, avant de passer à l’unification des institutions, à la formation d’un nouveau gouvernement et à la création des conditions nécessaires à la tenue d’élections.
Malgré l’importance de l’accord, il n’a pas fixé de date pour le vote, ni mis fin à la division institutionnelle, ce qui fait de la prochaine étape un véritable test de la capacité des parties à transformer les accords en décisions contraignantes.
Le « 4+4 » tente de surmonter l’expérience du comité « 6+6 », qui a réussi à préparer des lois électorales sans conduire à l’organisation d’élections, en raison des divergences politiques, juridiques et sécuritaires persistantes.
Les analystes estiment que le succès de l’accord nécessite un calendrier clair et un mécanisme de suivi et de responsabilisation, en plus de fournir un environnement politique et sécuritaire garantissant la protection du processus électoral et l’acceptation de ses résultats.
Les observateurs ont également mis en garde contre le fait de considérer les fuites liées aux noms des candidats et aux arrangements de la Commission comme définitives, soulignant que certaines dispositions de l’accord nécessitent encore une traduction juridique et institutionnelle.
Ainsi, le « 4+4 » ouvre une nouvelle fenêtre pour les élections libyennes, mais le franchissement de cette fenêtre restera lié à la capacité des parties à mettre en œuvre ce qui a été convenu et à éviter de ramener le pays dans un blocage.
Source :Ma presse
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