Du sud à Rabat… les protestations du « surpâturage » atteignent le Parlement et remettent la question foncière sur le devant de la scène

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Dans un développement remarquable dans le dossier des conflits liés à la terre et au pâturage, la vague de protestations contre ce qui est qualifié de « pâturage injuste » se dirige vers la capitale, Rabat, où la « Coordination Akal pour la défense du droit à la terre et à la richesse des habitants » a annoncé l’organisation deUne pause de protestationDevant le Parlement le 26 avril 2026, après une série de mouvements dans les régions du Sud et du Souss.

Selon les données de la coordination, cette démarche s’inscrit dans le cadre d’une « escalade nationale » pour dénoncer ce qu’elle considère comme « la saisie des terres et des biens des résidents locaux », dans le contexte de l’expansion des activités liées au pâturage intensif et aux investissements agricoles. Elle souligne que plusieurs provinces subissent, comme elle le dit, une pression croissante sur les terres communales, notamment Sidi Ifni, Tiznit, Taroudant, Chtouka Ait Baha et Tata, à la lumière de la imbrication des projets immobiliers, de l’exploitation minière et de la gestionRessources forestières.

La coordination fait la distinction entre le pâturage traditionnel et ce qu’elle appelle le « pâturage d’investissement », considérant que l’introduction d’un grand nombre de bétail dans certaines zones pose des défis environnementaux et sociaux, notamment en termes d’impact sur les ressources naturelles et les équilibres locaux. Elle soulève également des inquiétudes liées, selon ses rapports, à la possibilité de déplacement de certains habitants et à des atteintes aux particularités socioculturelles des zones en question.

Dans un contexte connexe, l’Autorité critique le cadre juridique régissant les pâturages, notamment la loi n° 113.13, le jugeant « inapproprié » et ne prend pas en compte les particularités de la population locale, comme elle le dit, tout en exigeant qu’il soit révisé pour garantir un équilibre entre les différentes parties prenantes.

Le Comité de coordination tient le gouvernement pour responsable de toute escalade potentielle, appelant à une intervention pour protéger la population, ses terres et ses ressources naturelles, notamment le système du personnel. Il appelle également à mettre fin à ce qu’il décrit comme « des pratiques qui servent les intérêts de certains lobbies au détriment des droits locaux ».

D’un autre côté, cette question reste un sujet de divergences de vues entre les différentes parties, à la lumière des appels croissants à trouver des solutions qui équilibrent les exigences d’investissement, la préservation des droits etRessources naturelles.

Source : Ma presse”

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