تقرير دولي يُحرج الجزائر.. أزمة الغاز تكشف محدودية قدرتها على إنقاذ أوروبا من اضطرابات الطاقة

Un rapport international embarrasse l’Algérie. La crise du gaz révèle les limites de sa capacité à sauver l’Europe de la crise énergétique

Algérie –Un récent rapport publié par une plateforme internationale spécialisée dans l’analyse des risques révèle que l’Algérie, bien que bénéficiant temporairement de la hausse des prix du pétrole et du gaz due aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient, ne dispose pas de capacités suffisantes pour se transformer en un fournisseur majeur capable de sauver l’Europe de l’aggravation de la crise énergétique.

Le rapport explique qu’un certain nombre de pays européens, menés par l’Espagne et l’Italie, ont intensifié au cours des derniers mois leurs efforts diplomatiques et énergétiques avec l’Algérie dans le but d’assurer des approvisionnements supplémentaires en gaz, après une baisse d’une partie des approvisionnements en provenance de la région du Golfe, suite aux troubles liés à la guerre au Moyen-Orient et aux tensions croissantes dans le détroit d’Ormuz.

Le rapport indique que le ministre espagnol des Affaires étrangères s’est rendu en Algérie en mars dernier pour tenter d’augmenter les exportations de gaz vers Madrid en exploitant pleinement le gazoduc maritime Medgas, tout en examinant la possibilité d’augmenter les expéditions de gaz naturel liquéfié, mais les résultats pratiques de ces démarches ne sont pas encore apparus sur le terrain.

Le gouvernement italien, à son tour, a décidé de renforcer la coopération énergétique avec l’Algérie, surtout après que Rome est devenue de plus en plus dépendante du gaz algérien ces dernières années. Toutefois, le rapport confirme que l’Algérie ne dispose pas d’une marge de production confortable qui lui permettrait d’augmenter rapidement ses exportations pour répondre à la demande européenne croissante.

Le rapport attribue cette limitation à plusieurs facteurs structurels et techniques, notamment l’association avec Sonatrach. Les contrats à long terme réduisent sa capacité à rediriger des quantités supplémentaires de gaz vers les marchés européens à court terme.
Selon la même source, l’Algérie est également confrontée à une pression croissante sur le niveau de la consommation intérieure d’énergie, alors que la demande intérieure augmente chaque année en raison de la croissance démographique, de l’expansion industrielle et de la hausse des températures, ce qui entraîne une réduction progressive des quantités disponibles à l’exportation.

Le rapport a également souligné les défis techniques auxquels est confronté le secteur du gaz naturel liquéfié en Algérie, notant que les installations de liquéfaction ont fait l’objet depuis des années de travaux de maintenance et de modernisation qui ont directement affecté les niveaux de production, restés inférieurs à la capacité maximale déclarée.

Parmi les points les plus marquants soulevés par le rapport figure le déclin naturel connu par certains anciens gisements de gaz, notamment celui de Hassi Rmel, qui nécessite des investissements supplémentaires pour maintenir les niveaux de production actuels au lieu d’augmenter les exportations.

Malgré le lancement de nouveaux projets visant à renforcer la pression et la production dans certains domaines, le rapport estime que l’impact de ces projets restera limité à court terme, à l’heure où l’Europe cherche des solutions urgentes pour compenser les perturbations du marché mondial de l’énergie.

D’autre part, le rapport indique que l’Algérie bénéficie financièrement de la hausse des prix du pétrole, mais ce bénéfice reste relatif en raison du coût élevé de l’équilibre financier de l’État et de la dépendance de l’économie algérienne presque entièrement aux revenus des hydrocarbures.

La même source a également averti que la dépendance continue aux revenus pétroliers et gaziers sans réformes économiques profondes pourrait accroître la fragilité de l’économie algérienne, notamment à la lumière des obstacles persistants liés au climat d’investissement, à la bureaucratie et à la complexité des lois régissant le secteur énergétique.

Source :

“Ma presse”“صحافة بلادي”

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