القضاء الفرنسي يُعيد فتح ملف تمويل ساركوزي.. وليبيا تُطالب بملايين اليوروهات كتعويضات

La justice française rouvre le dossier du financement de Sarkozy… et la Libye réclame des millions d’euros d’indemnisation

Libye –Le dossier présumé du financement libyen de la campagne présidentielle de l’ancien président français Nicolas Sarkozy est revenu sur le devant de la polémique politique et judiciaire en France, après que les autorités libyennes ont exigé une compensation financière d’un montant de 10 millions d’euros lors des audiences d’appel en cours devant la justice française.

L’Autorité de défense de l’État libyen a exigé que Sarkozy et un certain nombre de responsables et médiateurs ayant suivi l’affaire soient tenus de payer des compensations matérielles et morales, estimant que l’argent qui a quitté la Libye au cours de l’année 2006 a causé un préjudice direct à l’État et au peuple libyens.

L’affaire tourne autour de transferts financiers soupçonnés d’avoir été transférés d’institutions officielles libyennes vers des comptes liés au médiateur franco-libanais Ziad Takieddine, les enquêteurs pensant que ces fonds ont été secrètement utilisés pour soutenir la campagne électorale de Sarkozy en 2007.

La Libye a exigé plus de 4,9 millions d’euros de compensation matérielle, en plus de 5 millions d’euros de compensation morale, estimant que cette affaire avait porté atteinte à l’image de l’État libyen et à ses fonds publics sous le règne du défunt dirigeant libyen Mouammar Kadhafi.

En revanche, la justice française avait précédemment rejeté, en première instance, la demande d’indemnisation présentée par la Libye, estimant que les responsables de l’ancien régime libyen étaient parties aux faits liés à l’affaire, et non victimes directes de celle-ci.

Le dossier comprend d’éminents noms politiques et financiers, parmi lesquels les anciens ministres français de l’Intérieur Claude Guéant et Brice Ortoufou, ainsi que l’homme d’affaires Alexandre Johari et d’autres responsables et intermédiaires dont les noms ont été liés aux enquêtes en cours.

Cette affaire est considérée comme l’un des dossiers judiciaires les plus sensibles en France ces dernières années, compte tenu des soupçons qu’elle suscite sur le financement politique étranger et sur les relations d’anciens responsables français avec le régime libyen avant sa chute.

Source :“Ma presse”

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