Tunisie –
Un certain nombre d’artisans marocains résidant en Tunisie sont confrontés à des défis croissants qui affectent directement la continuité de leur activité, compte tenu d’une conjoncture économique complexe et d’une augmentation significative des coûts des matières premières, qui a limité leur capacité à mener à bien leurs processus de production.
Les données de terrain indiquent que de nombreux artisans se trouvent contraints de vendre leurs produits dans les premières étapes, avant de les terminer, au profit d’autres parties qui les revendent ensuite à travers différents canaux commerciaux, ce qui soulève des problèmes liés au pourcentage de ces produits et à leur identité d’origine.
Les professionnels confirment que cette situation reflète négativement la valeur culturelle et créative de l’industrie traditionnelle marocaine, qui se distingue par sa diversité dans des domaines tels que la céramique, l’argile, la menuiserie, le cuir et la couture, et qui est appréciée sur le marché tunisien et dans son environnement maghrébin.
Ces circonstances ont également entraîné des changements dans la situation des artisans, puisque certains d’entre eux ont choisi de retourner au Maroc en raison de la difficulté de continuer, tandis que d’autres poursuivent leur activité malgré les restrictions, pour des raisons sociales et familiales.
D’autre part, les artisans expriment leur désir de bénéficier des programmes de formation et d’accompagnement dont témoigne le secteur de l’artisanat traditionnel au Maroc, d’autant qu’ils représentent une extension de ce secteur au-delà des frontières, et contribuent à son introduction sur les marchés étrangers.
Les données soulignent également l’importance de renforcer la coopération économique entre le Maroc et la Tunisie dans ce domaine, en encourageant les partenariats professionnels et commerciaux, notamment au vu du volume des échanges commerciaux entre les deux pays, qui s’élève à environ 930 millions de dinars, avec une forte présence des produits agricoles tunisiens sur le marché marocain.
Les observateurs estiment que ces problèmes soulèvent la nécessité d’établir des mécanismes pour protéger le produit traditionnel marocain à l’extérieur et assurer sa commercialisation dans un cadre qui préserve son identité et sa valeur patrimoniale, tout en garantissant les droits des artisans et leur statut au sein des chaînes de production et de distribution.
Source :“Ma presse”
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