WashingtonLe journal Financial Times a révélé que les États-Unis travaillent sur une nouvelle initiative politique visant à unifier la Libye à travers un accord de partage du pouvoir entre les deux administrations concurrentes de l’est et de l’ouest du pays, dans le but de mettre fin à la division politique qui dure depuis des années.
Selon un responsable américain, le plan, supervisé par Massad Boulos, conseiller du président américain Donald Trump pour les affaires du Moyen-Orient et de l’Afrique, repose sur la formation d’un gouvernement unifié et l’unification des institutions libyennes sous une autorité centrale, tout en favorisant une stabilité politique permettant l’expansion des investissements dans le secteur pétrolier.
Les données rapportées par le journal indiquent que l’initiative comprend des arrangements politiques complexes, notamment le maintien d’Abdul Hamid Al-Dabaiba dans son poste de chef du gouvernement d’unité nationale à Tripoli, en échange de l’attribution d’un rôle exécutif présidentiel à Saddam Haftar, le fils du commandant de « l’Armée nationale libyenne » dans l’est, Khalifa Haftar, dans le cadre d’une formule de partage d’influence entre les deux partis.
Selon les mêmes sources, le plan américain est présenté comme une voie complémentaire aux efforts des Nations Unies visant à organiser des élections législatives et présidentielles, et il pourrait constituer une courte phase de transition avant les prochaines élections, si un consensus est trouvé entre les parties libyennes.
L’initiative comprend également une volonté d’unifier les institutions économiques et militaires, tout en encourageant les compagnies pétrolières américaines à recommencer à investir en Libye, dans un contexte d’estimations de la possibilité d’augmenter la production pétrolière à environ 3 millions de barils par jour dans les années à venir si la situation se stabilise.
Malgré cette proposition, le Financial Times a cité des diplomates et des analystes qui s’interrogeaient sur la possibilité de mettre en œuvre le plan, à la lumière de la division politique persistante entre l’Est et l’Ouest et de l’absence d’indications d’un véritable rapprochement entre les parties, en plus des complications liées au partage du pouvoir et à la restructuration des institutions souveraines.
La Libye vit dans un état de division politique et sécuritaire depuis 2011, avec un pouvoir partagé entre un gouvernement de Tripoli à l’ouest et une autorité parallèle à Benghazi à l’est, au milieu de tentatives internationales répétées pour réunifier les institutions et mettre fin à l’impasse politique.
Source : “Ma presse”
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