Ceuta et Melilla… Quatre fondements juridiques qui relancent le débat sur la liberté de circulation des citoyens marocains

Rabat –Les récents développements liés à la ville occupée de Ceuta ont remis en lumière un ensemble de références juridiques, constitutionnelles et diplomatiques sur lesquelles le Maroc s’appuie pour affirmer sa souveraineté sur les villes de Ceuta et Melilla et pour défendre le droit des citoyens marocains à se déplacer à l’intérieur de ce que le Royaume considère comme faisant partie intégrante de son territoire national.

La position marocaine repose sur quatre piliers juridiques principaux, dontChapitre 24 de la Constitution marocaine, waPour la Déclaration officielle n° 31363 déposée auprès des Nations Unies en 2007, waEn réponse à la réponse officielle du Royaume au Haut-Commissaire aux droits de l’homme en 2022Outre l’article 37 de l’accord d’association entre le Maroc et l’Union européenne.

Il confirmeChapitre 24 de la Constitution du RoyaumeL’État garantit à tous les citoyens, hommes et femmes, la liberté de circulation sur le reste du territoire national, ce qui est conforme, selon la vision marocaine, à ce que Ceuta et Melilla soient considérées comme faisant partie des territoires marocains soumis à l’occupation espagnole.

Le Maroc a également renouvelé, deLors de l’annonce officielle n°31363Déposé auprès des Nations UniesAnnée 2007Sa confirmation que Ceuta et Melilla sont des villes marocaines et que le Royaume ne reconnaît pas la souveraineté espagnole sur elles est en harmonie avec sa position historique et cohérente sur la question des deux villes.

Cette tendance est renforcée par la réponse officielle que le Maroc a adressée àHaut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme le 9 septembre 2022Dans lequel il a souligné que le Royaume ne considère pas avoir de frontière terrestre avec l’Espagne, considérant que Ceuta et Melilla sont des villes marocaines occupées, selon la position officielle de l’État.

Le Maroc s’appuie également surArticle 37DeAccord d’association entre le Maroc et l’Union européenne,Lequel précise que le champ d’application de l’accord n’inclut pas Ceuta et Melilla, ce que les spécialistes considèrent comme un indicateur juridique reflétant le statut particulier des deux villes dans les relations entre le Maroc et l’Union européenne.

Un certain nombre de juristes estiment que ces références renforcent la base juridique de la position marocaine, et confirment que toute restriction à la circulation des citoyens marocains vers ou revenant de Ceuta ou Melilla doit être fondée sur un texte juridique clair et explicite, prenant en compte le cadre juridique et procédural régissant le mouvement de transit.
Source :“Ma presse”

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