Nouakchott –Le ministre mauritanien des Affaires étrangères a confirmé,Mohamed Salem Ould MarzoukSon pays a subi des pertes humaines à sa frontière avec le Mali ces dernières années, pointant vers la chute du“Âmes innocentes”À la suite d’incidents de sécurité répétés, et appelant une fois de plus au renforcement de la coordination bilatérale pour relever les défis de sécurité communs.
Ould Marzouk a expliqué, dans un entretien au magazine français “Jeune Afrique”, que la Mauritanie a proposé de créer un comité conjoint de coordination comprenantMinistres des Affaires étrangères, de la Défense, de l’Intérieur et responsables des services de sécuritéDans les deux pays, dans le but de résoudre les problèmes de sécurité le long de la frontière, mais cette initiative n’a pas encore été activée du côté financier, sans en expliquer les raisons.
Le ministre a souligné que Nouakchott reste ouverte à l’activation de cette proposition, estimant que la présence d’un mécanisme de coordination direct aurait réduit les pertes à la frontière mauritanienne-malienne, qui s’étend sur plus de 2.200 kilomètres.
Ould Marzouk a souligné que la sécurité de la Mauritanie est liée à la stabilité des pays voisins, menés par le Mali, le Sénégal, le Maroc et l’Algérie, soulignant que la coopération régionale est devenue une nécessité pour faire face aux défis de sécurité et de développement, en plus des répercussions du changement climatique.
Il a souligné que son pays mène des consultations avec un certain nombre de pays africains pour lancer un mécanisme de coopération régionale plus large, soulignant qu’une conférence qui devait se tenir à Nouakchott à cet égard a été reportée en raison des développements internationaux.
Dans un contexte connexe, le ministre a expliqué que la lutte contre le terrorisme nécessite une coopération collective, considérant qu’aucun pays ne pourra à lui seul résoudre la confrontation avec les organisations extrémistes, d’autant plus que la région du Sahel connaît un taux élevé d’attentats terroristes au niveau mondial.
Concernant les accusations portées par le chef de la phase de transition au Mali, Assimi Goita, selon lesquelles la Mauritanie abriterait des éléments du « Front de libération de l’Azawad », Ould Marzouk a nié le bien-fondé de ces allégations, soulignant que la stabilité du Mali représente un intérêt stratégique direct pour son pays, et que la Mauritanie ne peut être partie à aucune action qui menace la sécurité de son voisin.
Le ministre mauritanien des Affaires étrangères a également évoqué les relations avec la France, expliquant que la visite du président Mohamed Ould Cheikh Ghazouani à Paris a contribué au renforcement du partenariat entre les deux pays, notamment dans les domaines de la sécurité alimentaire, de l’énergie, de l’éducation et de la formation professionnelle.
Concernant le dossier de l’immigration, il a souligné que la Mauritanie adopte une politique équilibrée basée sur la lutte contre les réseaux de trafic de migrants tout en respectant les aspects humanitaires, refusant par la même occasion que son pays se transforme en un « garde-frontière » au profit de l’Europe ou en une plateforme d’établissement de centres européens de gestion des migrations.
Source :“Ma presse”
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