Maroc –Les récentes démarches diplomatiques de l’Algérie dans un certain nombre de capitales européennes révèlent l’impact limité de ce que l’on appelle la « carte du gaz », à la lumière d’un engagement européen croissant à soutenir l’initiative d’autonomie proposée par le Maroc comme solution réaliste et définitive au conflit du Sahara marocain.
Dans ce contexte, le ministre algérien des Affaires étrangères a intensifié ses tournées dans les capitales européennes, notamment Bruxelles, Zagreb et Berne, plaçant la question énergétique au cœur des discussions, dans une tentative manifeste d’exploiter la position de son pays en tant que fournisseur potentiel de gaz pour influencer les positions de certains pays européens concernant ce conflit régional. Cependant, ces mouvements, selon des données identiques, n’ont pas atteint leurs objectifs politiques, après s’être heurtés à une position européenne unifiée qui refuse de mélanger les intérêts économiques avec les dossiers politiques.
Les résultats des réunions ont confirmé que les pays de l’Union européenne préfèrent maintenir leurs partenariats énergétiques dans leur cadre économique, sans s’engager dans des approches basées sur le troc, tout en poursuivant leur soutien à la voie de l’ONU et aux résolutions du Conseil de sécurité, qui considèrent l’initiative marocaine d’autonomie comme une base sérieuse et crédible pour une solution.
Cette évolution reflète, selon les observateurs, un succès remarquable de la diplomatie marocaine, qui a accumulé ces dernières années un large soutien international, tant au niveau européen qu’international, grâce à une approche fondée sur le réalisme politique et un engagement réel dans le processus de règlement, en échange du déclin de l’efficacité des propositions séparatistes soutenues par l’Algérie.
Les experts estiment que la tentative de l’Algérie d’exploiter la situation internationale liée à la crise énergétique pour faire pression sur ses partenaires européens reste limitée dans son impact, surtout au vu de l’attachement de ces pays à des positions stratégiques stables et de leur souci de ne pas lier les questions de souveraineté nationale à des intérêts temporaires liés à l’énergie.
Les transformations géopolitiques actuelles, y compris les tensions sur les marchés mondiaux de l’énergie, n’ont pas donné à l’Algérie une marge suffisante pour modifier l’équilibre du pouvoir diplomatique, à l’heure où le Maroc continue de renforcer sa présence internationale, fondée sur la légitimité institutionnelle au sein de ses provinces du sud, à travers des élections démocratiques régulières et représentatives qui reflètent l’implication de la population locale dans le chemin politique.
D’un autre côté, il y a de plus en plus d’indications selon lesquelles le pari algérien sur la pression énergétique n’est plus aussi efficace qu’auparavant, à la lumière de la diversité des sources d’énergie en Europe et de la conviction croissante de la nécessité de trouver une solution politique réaliste et durable au conflit, loin des calculs de circonstance.
Les observateurs concluent que la dynamique actuelle va dans le sens de la consolidation de la position de l’initiative marocaine au sein de l’agenda international, notamment avec le soutien européen continu et les progrès de la voie internationale, qui fait des tentatives d’influence par des outils économiques ou conjoncturels des paris avec des résultats limités.
Source: “Ma Presse”
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