وقفة احتجاجية تونس - الصورة من الأرشيف

L’escalade s’amplifie en Tunisie : les enseignants du secondaire paralysent les cours du centre et le gouvernement est sous pression

La grève des enseignants du secondaire en Tunisie s’est étendue mardi à six États du centre du pays, dans le cadre d’un mouvement syndical exigeant l’ouverture de négociations avec le ministère de l’Éducation concernant l’augmentation des salaires et l’activation des accords antérieurs.

L’Université générale de l’enseignement secondaire, affiliée à l’Union générale tunisienne du travail, a annoncé la mise en œuvre d’une grève générale contre l’enseignement dans les Etats de Kasserine, Sidi Bouzid, Kairouan, Sousse, Monastir et Mahdia, après que le mouvement ait touché, lundi, 11 Etats du nord du pays.

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Noureddine Royce, universitaire, a déclaré que le taux de participation dans les Etats centraux a dépassé les 60 pour cent, considérant que la participation a dépassé les attentes, et soulignant que les professeurs ont tenu des réunions au sein des institutions éducatives pour évaluer le cours des mouvements et déterminer les prochaines étapes.

De son côté, le secrétaire général de l’Université générale d’enseignement secondaire, Muhammad Al-Safi, a expliqué que la grève intervient en signe de protestation contre ce qu’il considère comme « la fermeture de la porte à la négociation » par le ministère de l’Éducation, en plus d’exiger la mise en œuvre de ce qui est prévu dans les accords du 9 février 2019 et du 23 mai 2023, qui prévoient des augmentations progressives des salaires des enseignants jusqu’à 300 dinars sur une période de trois ans.

En revanche, le ministre de l’Éducation, Nour al-Din al-Nouri, avait déclaré devant la Chambre des représentants, lors de la discussion du budget du ministère en novembre dernier, que la question de l’augmentation des salaires des enseignants était toujours à l’étude, sans annoncer de mesures exécutives spécifiques.

Cette décision s’inscrit dans le cadre d’un calendrier de protestation annoncé plus tôt par le syndicat, qui prévoit la mise en œuvre de la grève en trois étapes : dans le nord le 16 février, dans le centre le 17 février et dans le sud le 18 février.

Selon les données officielles publiées par le ministère de l’Éducation, le nombre d’élèves des niveaux moyen et secondaire est supérieur à 1,1 million d’élèves répartis dans 1.568 établissements d’enseignement, tandis que le nombre d’enseignants est d’environ 69.000, ce qui reflète l’ampleur de l’impact potentiel de cette grève sur le déroulement normal des cours.

Source :“Ma presse”

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