Tunisie-Malgré les succès sécuritaires répétés annoncés par les autorités tunisiennes dans le démantèlement des réseaux de trafic de drogue et l’arrestation de personnes recherchées, la poursuite des enregistrements de telles opérations soulève des questions sur l’efficacité de l’approche actuelle pour limiter la propagation de ce phénomène.
La récente opération menée par la brigade régionale antidrogue dans la ville de Hammamet, qui a abouti à l’arrestation de deux personnes et à la saisie de drogue et d’armes, témoigne de la vigilance des services de sécurité et de leur capacité à accéder aux réseaux de promotion. Cependant, la récurrence de ces cas indique, d’un autre côté, que le trafic de drogue trouve encore un environnement qui lui permet de se poursuivre et de se remodeler.
Les observateurs estiment que la confrontation sécuritaire, malgré son importance, ne suffit pas à elle seule à éliminer ce fléau, car le phénomène nécessite une approche globale combinant dissuasion juridique, sensibilisation et soutien aux groupes de jeunes vulnérables à la polarisation, en plus d’aborder les facteurs économiques et sociaux qui peuvent pousser certains individus à s’engager dans des réseaux de trafic ou d’abus.
La saisie d’armes à feu lors de certaines opérations de sécurité fait également craindre que certains réseaux de trafiquants ne se transforment en organisations plus dangereuses, ce qui nécessite de renforcer la coordination entre les différentes agences sécuritaires et judiciaires, ainsi que de renforcer le contrôle des itinéraires de contrebande de drogue et d’armes.
D’un autre côté, le succès de toute stratégie dépend de l’équilibre entre mesures de sécurité et politiques préventives, car le simple fait d’arrêter les promoteurs sans tarir les sources de la demande ni s’attaquer aux causes profondes du phénomène peut conduire à l’émergence de nouveaux réseaux qui remplaceront ceux qui ont été démantelés.
Par conséquent, la lutte contre la drogue ne doit pas être mesurée uniquement par le nombre de personnes arrêtées ou les quantités saisies, mais plutôt par la capacité des politiques publiques à réduire la propagation du phénomène et à protéger la société, en particulier la jeunesse, de ses effets sécuritaires, sociaux et économiques.
Source :“Ma presse”
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