La fuite de documents bancaires sensibles sur le Dark Web ébranle la Libye… et la Banque centrale reconnaît le piratage et rejette le chantage

Tripoli –La fuite de documents bancaires et administratifs qualifiés de « sensibles » sur le Dark Web a déclenché un état d’alerte sécuritaire et bancaire en Libye, après que la Banque centrale de Libye a admis avoir divulgué une partie de ses données à la suite d’une cyberattaque qui a visé son système il y a quelques semaines, soulignant son refus de se soumettre à toute tentative de chantage.

La Banque centrale a indiqué que ses équipes techniques, en coopération avec des experts et des sociétés internationales spécialisées, continuent de vérifier la nature et la taille des données publiées, et prennent les mesures nécessaires pour contenir les effets du piratage, tout en soulignant que les services bancaires de base et les comptes clients fonctionnent toujours normalement et n’ont pas été affectés par l’incident.

لقطة للملفات المتداولة عبر «الإنترنت المظلم»

Les plateformes du Dark Web ont diffusé des fichiers comprenant de la correspondance administrative, des documents de contrôle, des procès-verbaux de réunions et des rapports financiers remontant à la période 2020 à 2026, ainsi que des données relatives à la Banque centrale et à un certain nombre de banques commerciales libyennes, au milieu de rapports faisant état de l’utilisation de ces fichiers comme carte de pression dans des tentatives de chantage électronique.

D’autre part, le Service de sécurité intérieure de Tripoli a annoncé l’ouverture d’une enquête sur l’incident, mettant en garde contre le téléchargement ou l’exploitation des fichiers en circulation, après que des examens ont montré que certains d’entre eux contiennent des logiciels malveillants susceptibles de permettre la pénétration des appareils, le vol de données ou la perturbation des systèmes.

L’agence a appelé les institutions gouvernementales, les banques et les entreprises à s’abstenir de traiter les fichiers divulgués et a demandé aux employés qui les ont téléchargés d’en informer immédiatement les services informatiques et de ne pas les exécuter ou les supprimer, afin de permettre aux équipes spécialisées de contenir toute menace électronique potentielle.

Les spécialistes estiment que l’incident révèle la fragilité du système de cybersécurité des institutions libyennes, notamment avec l’expansion de la numérisation des services financiers et administratifs, soulignant que faire face à de telles menaces nécessite de renforcer l’infrastructure numérique, de développer des systèmes de protection et de former des cadres, en plus de la coopération avec les institutions internationales spécialisées dans la cybersécurité.

La Banque centrale a confirmé la poursuite des enquêtes techniques et pénales en coordination avec les agences de sécurité et des experts internationaux, tout en mettant en œuvre des mesures supplémentaires pour renforcer la sécurité de ses systèmes et accroître sa préparation à faire face aux cyberattaques à l’avenir.

Source :“Ma presse”

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