Exclure l’Algérie du Conseil de Paix consolide son isolement et affaiblit sa présence dans les dossiers de règlement international

À l’heure où les efforts internationaux s’intensifient pour réorganiser la voie d’après-guerre dans la bande de Gaza, l’absence deest devenu évident AlgérieÀ propos du « Conseil de paix » dirigé par le président américainDonald TrumpIl comprend un certain nombre de pays arabes actifs, dontMaroc**Émirats arabes unis**, **Arabie saoudite**, **Égypte** et **Jordanie**.

Les observateurs estiment que cette absence n’est pas lue comme un événement isolé, mais plutôt comme un épisode supplémentaire dans le processus de déclin diplomatique et de recul politique qui a caractérisé la présence algérienne ces dernières années, ce qui a remis sur le devant de la scène les questions sur son véritable poids dans les dossiers régionaux et internationaux, notamment la question palestinienne, que l’autorité algérienne a toujours érigée en slogan central de son discours extérieur.

Selon les lectures de ceux qui s’intéressent aux affaires régionales, l’exclusion de l’Algérie de ce cadre international reflète une réalité diplomatique de crise, avec laquelle elle s’est transformée d’un acteur revendiquant l’initiative à un parti marginal dans les moments charnières de redessiner les cartes des solutions politiques. Ils attribuent cette situation à des choix politiques non calculés qui ont affaibli la position du pays et l’ont éloigné des cercles de coordination effective, que ce soit dans le dossier de Gaza ou dans d’autres crises.

Dans ce contexte, l’opposant algérien Chawki Ben Zahra a estimé que le fait de ne pas inviter l’Algérie à rejoindre le Conseil de la paix incarne pratiquement l’état d’isolement qu’elle connaît aux niveaux régional et international. Il a ajouté que toute invitation potentielle, si elle avait existé, aurait été exagérée par le régime comme une « reconnaissance du poids de l’Algérie », ce qui n’a pas eu lieu, comme il l’a dit.

Ben Zahra a souligné que les manifestations du déclin diplomatique algérien sont devenues claires, à commencer par l’échec de l’adhésion aux grands blocs internationaux, jusqu’aux revers enregistrés dans les dossiers régionaux sensibles, notamment le dossier du Sahara et du Sahel et les relations avec les partenaires européens. Il estime que les tentatives de retour sur le devant de la scène en s’appuyant sur des questions internationales, comme la Palestine, l’Ukraine ou le Soudan, n’ont pas produit de résultats tangibles.

De son côté, l’analyste politique algérien résidant en France, Rafik Bouhlel, a estimé que l’absence de l’Algérie au Conseil de paix reflète une prise de conscience internationale, notamment de Washington, de son incapacité à contribuer aux voies de règlement, estimant que le régime algérien, selon lui, alimente les conflits plus qu’il n’y apporte de solutions.

Bouhlel a ajouté que les relations tendues de l’Algérie avec les pays influents de son entourage arabe et méditerranéen, outre ses positions dures sur les questions qui préoccupent l’administration américaine, lui ont fait perdre les éléments d’attractivité politique et l’ont mise en dehors des calculs des initiatives majeures visant à établir des solutions durables dans la région.

L’orateur a conclu que la sélection des pays participant au Conseil de paix était basée sur le critère de l’efficacité et de la capacité d’influence, soulignant que la présence de pays comme le Maroc reflète, selon lui, une reconnaissance de leur rôle pratique dans le soutien des chemins de stabilité, par opposition au repli de l’Algérie dans la position de spectateur, malgré les tentatives de conquête des partenaires internationaux avec des démarches qui n’ont pas changé la réalité de son isolement croissant.

Source :Ma presse

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