Maroc – Ma Presse
Les ressources en eau au Maroc ont enregistré une amélioration remarquable, puisque le taux de remplissage des barrages à l’échelle nationale a atteint 75,3% au 13 avril 2026, avec une réserve totale d’environ 12,9 milliards de mètres cubes, soit une augmentation de près de 100% par rapport à la même période de l’année dernière, selon les données officielles.
Cette augmentation notable reflète l’impact des précipitations importantes enregistrées dans diverses régions du Royaume au cours de l’hiver dernier, qui ont contribué à accroître les réserves en eau et à améliorer la situation de l’approvisionnement en eau.
Le nord et le centre sont en tête
Les données ont montré que le bassin de Lokos a enregistré le taux de remplissage le plus élevé de 92,4%, avec un volume d’eau de 1 807,9 millions de mètres cubes, puisque six barrages ont été complètement remplis, dont Dar Khroufa, Chefchaouen et Nakhla, tandis que le barrage de Jumaa est resté à 28%.
Le bassin du Bouregreg, qui alimente les villes de Rabat et de Casablanca, a également enregistré un taux de remplissage de 92,7% (1 472,8 millions de mètres cubes), avec des niveaux confortables dans la plupart des barrages, notamment Sidi Mohammed Ben Abdullah, contre une baisse pour le barrage de Hamar à 29%.
À son tour, le bassin de Tensift a atteint le taux de remplissage le plus élevé en termes de pourcentage, soit 95,9 % (218 millions de mètres cubes), tous ses barrages dépassant le seuil de 87 %, le barrage d’Abou Abbas Sabti étant complètement rempli.
Quant au bassin de Sebu, le plus grand en termes de taille, sa réserve a atteint 4.675,6 millions de mètres cubes avec un taux de remplissage allant jusqu’à 87%, plusieurs barrages ayant été complètement remplis, tandis que le barrage d’Al Wahda, le plus grand barrage du Royaume, a enregistré un taux de 86% avec un volume d’environ 2.995,7 millions de mètres cubes.
Disparité au centre et au sud
En revanche, certains bassins ont montré des variations dans les taux de remplissage, puisque celui d’Umm Er-Rbia a atteint 62,4% (3 122,2 millions de mètres cubes), avec un écart entre les barrages entièrement remplis et d’autres qui n’a pas dépassé 37%.
Le bassin de la Malouya a enregistré un taux de 73,2% (514,1 millions de mètres cubes), avec une variation entre les barrages supérieure à 88% et d’autres inférieure à cela.
Quant aux régions du sud, elles restent les plus touchées, puisque le bassin Souss-Massa n’a pas dépassé 56,3% (418 millions de mètres cubes), malgré certains barrages enregistrant des niveaux élevés, tandis que le barrage de Mokhtar Soussi a baissé à 10%.
Le bassin du Draa-Oued Noun a enregistré le taux de remplissage le plus faible à 40,7% (427 millions de mètres cubes), tandis que le bassin de Ker-Ziz-Gris a atteint 54,4% (312,4 millions de mètres cubes), avec les défis persistants liés à la rareté de l’eau dans ces zones.
Une amélioration qui renforce la sécurité de l’eau
Cette amélioration significative des réserves des barrages reflète un indicateur positif de l’état des ressources en eau au Maroc, et renforce la capacité du pays à faire face aux périodes de sécheresse, alors qu’il existe un besoin permanent d’une gestion rationnelle et durable de ces ressources.
Source :“Ma presse”
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