Dans un contexte politique caractérisé par une préparation précoce des prochaines législatives, le Premier ministre a annoncéAziz AkhannouchIl ne brigue pas un troisième mandat à la tête duparti Rassemblement National des LibérauxUne décision qui a suscité un large débat au sein des cercles politiques et des partis.
Cette annonce est intervenue lors d’une réunion du bureau politique du parti, au cours de laquelle Akhannouch a confirmé son adhésion à la décision de ne pas se représenter et a rejeté les propositions internes appelant à modifier les statuts du parti afin d’étendre le nombre de mandats autorisés, soulignant que la présidence du parti reste limitée à seulement deux mandats et que sa décision est « définitive et irréversible ».
Cette évolution intervient une dizaine d’années après qu’Akhannouch ait pris la direction du parti depuis 2016, une phase qui a vu une restructuration organisationnelle du Rassemblement national des indépendants, culminant avec sa première place dans les résultats des élections législatives de 2021, la formation du gouvernement actuel, puis la réélection d’Akhannouch au poste de secrétaire général du parti pour un second mandat en 2022.
Dans le cadre de la gestion de cette phase transitoire, le parti a annoncé la tenue d’une conférence extraordinaire le 7 février 2026 dans la ville d’El Jadida. Elle a également ouvert la porte aux candidatures à la présidence du parti entre le 12 et le 21 janvier prochain au niveau de l’administration centrale de Rabat.
Parallèlement, le Bureau politique libéral a souligné son soutien continu à Aziz Akhannouch dans ses fonctions de chef du gouvernement, soulignant le soutien du parti à la majorité gouvernementale à travers ses différentes structures, dans le but de permettre au gouvernement d’achever la mise en œuvre de ses programmes et engagements jusqu’à la fin de sa législature constitutionnelle.
Ceux qui suivent cette décision associent le timing de cette décision au contexte politique et social actuel, notamment à l’approche des élections législatives prévues en septembre prochain, et au débat public, aux critiques et aux protestations sociales qui ont accompagné l’étape précédente, dont certaines étaient dirigées contre la politique du gouvernement et de son président.
Les observateurs estiment que la décision de ne pas briguer un troisième mandat ouvre la porte à un rééquilibrage des pouvoirs au sein du Rassemblement national des libéraux et à l’émergence de nouveaux dirigeants qui pourraient diriger le parti lors de la prochaine étape, à un moment où l’avenir de cette décision et ses répercussions électorales et politiques restent un sujet de suivi et de discussion au sein de la scène partisane nationale.
Source :Ma presse
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