Al-Sharqawi Haboub, directeur du Bureau central de recherche judiciaire (BCIJ), a mis en garde contre l’escalade de la menace terroriste dans la région africaine du Sahel, soulignant que les organisations extrémistes trouvent désormais un « refuge sûr » dans la région, à la lumière du lien croissant entre les groupes séparatistes et le terrorisme transfrontalier.
Dans une interview avecmagazine John AfriqueLe journal français Haboub a révélé des données sécuritaires passionnantes, indiquant qu’environ 100 membres du Front Polisario ont rejoint des groupes terroristes actifs au Sahel, ce qui, selon lui, établit une intersection dangereuse entre le séparatisme et l’extrémisme violent, menaçant la sécurité et la stabilité de toute la région.
Le responsable sécuritaire a expliqué que la fragilité du contrôle des frontières et la croissance des réseaux de contrebande facilitent la mise en œuvre d’opérations terroristes sanglantes, notant qu’une personnalité comme Adnan Abou al-Walid al-Sahraoui, qui fut l’un des dirigeants de l’Etat islamique au Grand Sahara, avait auparavant appartenu au Front Polisario avant de se tourner vers l’action armée extrémiste.
En réponse à une question sur l’ampleur de l’implication du Polisario dans le soutien aux groupes extrémistes, Haboub a souligné que les camps de Tindouf constituent un foyer fertile pour l’extrémisme, les groupes terroristes exploitant la fragilité sociale et psychologique des jeunes pour les recruter dans leurs rangs. Il a souligné que bon nombre de ces recrues étaient déjà impliquées dans la réalisation ou la planification d’attentats terroristes visant les pays voisins.
Le directeur du BCIJ a également passé en revue un certain nombre de cas qui reflètent cette superposition, notamment l’implication de l’élément séparatiste Omar Ould Hama dans des opérations d’enlèvement pour le compte d’« Al-Qaïda au Maghreb islamique » au cours des années 2008 et 2011, outre l’arrestation d’un jeune homme né dans les camps de Tindouf, dans la ville de Laayoune, en 2018, qui prévoyait de lancer des attaques terroristes à l’intérieur du Maroc après avoir été recruté par un imam extrémiste.
Dans le même contexte, Haboub a évoqué le démantèlement de plusieurs cellules terroristes entre 2008 et 2015, dont la « Nouvelle cellule Mourabitoun », qui comprenait des éléments séparatistes, la « Cellule du Front du Jihad sahraoui », qui projetait de saboter des installations vitales, et la « Cellule des soldats du Califat au Maroc – Province de Laayoune », dont certains membres ont été prouvés appartenir au Front Polisario.
Le directeur de l’Office central de recherche judiciaire a appelé au renforcement de la coopération régionale et internationale pour faire face aux menaces terroristes et séparatistes croissantes, soulignant que ces phénomènes se nourrissent des mêmes foyers et s’appuient sur les mêmes idéologies extrémistes.
Source :Ma presse
صحافة بلادي صحيفة إلكترونية مغاربية متجددة على مدار الساعة تعنى بشؤون المغرب الجزائر ليبيا موريتانيا تونس