Rabat –Le président de la Fédération royale marocaine de football a appelé àFawzi LakjaaIl a appelé à adopter une stratégie claire pour qualifier le joueur local, soulignant la nécessité de réduire l’écart entre le championnat national et les équipes nationales, lors d’une réunion tenue lundi avec les entraîneurs des clubs de première et deuxième divisions du championnat professionnel en préparation de la nouvelle saison de football.
Lakjaa a souligné que les résultats des équipes nationales ces dernières années révèlent la présence limitée des joueurs du championnat national, soulignant que la première équipe lors de la dernière Coupe du Monde comprenait seulement deux gardiens de réserve de la ligue locale, sans la présence de milieux de terrain ou de joueurs d’attaque, alors que dans le passé, le championnat national était la principale source de nutrition de l’équipe.
Il a expliqué que la même situation se répète dans différentes tranches d’âge, y compris l’équipe nationale des moins de 23 ans et celle des moins de 17 ans, où la majorité des membres viennent de l’extérieur du système local, à l’exception d’un nombre limité de joueurs provenant de certains clubs ou académies.
Le président de l’université a souligné que cette réalité impose une responsabilité collective aux différents acteurs du football national, appelant à affronter les contraintes auxquelles sont confrontés les clubs, qu’elles soient liées aux conditions financières, aux conflits ou à la faiblesse d’offrir des opportunités aux talents émergents, de manière à contribuer à renforcer la présence du joueur local au sein des équipes nationales.
Lakjaa a souligné que la prochaine étape, avec l’organisation prochaine de la Coupe du monde 2030 en partenariat entre le Maroc, l’Espagne et le Portugal, nécessite d’élaborer une feuille de route pour développer le championnat national, élever la qualité de la formation et préparer des joueurs capables de concourir au plus haut niveau.
Pour sa part, le directeur du développement technique de l’université, Fathi Gamal, a expliqué que les programmes de formation fournissaient une base importante de joueurs, mais que l’absence d’opportunités de participation avec les clubs restait l’un des défis les plus importants, soulignant que la plupart des talents n’obtenaient pas suffisamment de minutes de jeu dans les première et deuxième sections.
Il a ajouté que l’université envisage d’organiser une réunion avec les présidents des clubs pour les impliquer dans ce projet, dans le but de fournir un environnement propice à l’intégration des jeunes joueurs, considérant que le succès du système de formation dépend de l’octroi de réelles opportunités aux talents locaux pour se développer au sein du championnat national.
Source :“Ma presse”
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