Algérie –Le renversement d’un bus transportant des passagers dans l’État de Boumerdes, qui a coûté la vie à 27 personnes et en a blessé 39 autres, a relancé le débat sur la réalité de la sécurité routière en Algérie, face à la récurrence des accidents mortels malgré les promesses officielles répétées de renforcer les contrôles et d’améliorer les infrastructures.
L’accident s’est produit sur la route nationale n°24 dans la zone de Karma, après que le bus a dévié et est tombé dans une pente, tandis que les autorités ont ouvert une enquête pour déterminer les causes et les responsabilités.
À la suite de la tragédie, le président algérien Abdelmadjid Tebboune a décrété un deuil national de trois jours, s’engageant à tenir pour responsables les responsables de l’accident et qualifiant les responsables des accidents de la route de « criminels de la route ». Ces déclarations ont toutefois mis en lumière des interrogations répétées sur la faisabilité des mesures prises, à une époque où les accidents de la route font encore des centaines de morts chaque année.
Les observateurs estiment que la récurrence des catastrophes routières reflète des défis qui vont au-delà des erreurs des conducteurs, pour inclure l’état de certaines routes, le degré de conformité aux normes de sécurité et aux mécanismes de surveillance des transports publics, en plus de l’efficacité de la mise en œuvre des lois dissuasives.
L’accident de Boumerdes fait suite à une série d’accidents tragiques dont l’Algérie a été témoin au cours des derniers mois, ce qui renforce les appels à passer des réactions circonstancielles après chaque tragédie à l’adoption de réformes durables pour réduire les pertes de vies sur les routes.
Source :“Ma presse”
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