Le tribunal correctionnel de la capitale Alger a condamné l’avocate Latifa Deeb à 4 ans de prison et 200 000 dinars algériens d’amende, à la suite d’une suite liée à une publication sur Facebook considérée comme une insulte aux symboles de la République.
Selon les données du dossier, l’affaire remonte à une publication électronique contenant des déclarations à caractère accusateur jointes à des photos du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, et du chef d’état-major de l’armée, Saïd Chengriha, ce qui a incité le ministère public à la poursuivre en vertu de l’article 96 du Code pénal, relatif à l’atteinte à l’intérêt national et aux symboles de l’État.
Au cours du procès, l’accusée a nié son intention d’offenser ou de nuire aux institutions officielles, soulignant que la publication ne visait pas l’État, mais s’inscrivait plutôt dans le contexte de conflits personnels avec d’autres parties qu’elle a qualifiées d’« ennemis », selon ses déclarations devant le tribunal.
Latifa Deeb a également expliqué que dans ses publications, elle s’appuie sur la publication de photos de personnalités publiques dans le cadre d’une expression de respect ou d’une demande de soutien, soulignant qu’interpréter la publication comme une violation de l’intérêt national ne reflète pas sa véritable intention.
De son côté, le ministère public a requis une peine de 5 ans de prison et une amende de 500 000 dinars, avant que le tribunal ne décide de prononcer une peine de 4 ans de prison.
Cette affaire remet au premier plan le débat juridique en Algérie sur les limites de la liberté d’expression sur les sites de médias sociaux et la responsabilité du contenu numérique lorsqu’il se rapporte aux symboles de l’État et aux institutions officielles.
Source :“Ma presse”
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