Tunisie – Ma Presse
Dans la soirée du mardi 15 avril 2026, un tribunal tunisien a prononcé une peine de prison de 20 ans contre le chef du mouvement Ennahda, Rached Ghannouchi, au motif qu’il était poursuivi dans une affaire liée à « un complot contre la sûreté de l’État », lié à ce que les médias appellent « les complots du Ramadan ».
La même décision concernait les dirigeants du mouvement, Youssef Al-Nouri et Ahmed Al-Mashriqi, tandis que le tribunal a rendu des décisions similaires contre trois autres accusés situés à l’extérieur du pays, dont l’ancien ministre des Affaires étrangères Rafik Bouchlaka, selon ce que rapportent les médias locaux.
Le tribunal a également décidé d’emprisonner trois autres adeptes sous libération pour trois ans, dans le cadre du même dossier.
Les chapitres de cette affaire remontent à un colloque politique organisé par les partis d’opposition pendant le mois de Ramadan de l’année 2023, au cours duquel Ghannouchi a abordé ce qu’il considérait comme les dangers de « l’exclusion politique », dans le contexte de la controverse existant à l’époque sur la scène politique en Tunisie.
Ghannouchi, âgé de 84 ans, est impliqué dans plusieurs dossiers judiciaires depuis son emprisonnement en avril 2023, notamment des affaires liées au terrorisme, à la corruption financière et au complot contre la sûreté de l’État, notant qu’il a boycotté plusieurs de ses audiences.
Selon les données disponibles, le total des peines prononcées contre lui à ce jour dépasse 70 ans de prison.
En revanche, le mouvement Ennahda et plusieurs composantes de l’opposition considèrent ces poursuites comme étant de nature politique, tandis que les autorités tunisiennes confirment que les procédures judiciaires se déroulent dans le cadre du respect de la loi et des institutions étatiques.
Source :“Ma presse”
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