Algérie –Un certain nombre de représentants d’organisations de la société civile, lors de la soixante et unième session du Conseil des droits de l’homme tenue à Genève, ont exprimé des inquiétudes croissantes face à ce qu’ils ont qualifié de tentatives de certains pays d’utiliser les mécanismes internationaux à des fins politiques, tout en adressant des critiques directes à l’Algérie au sein du Comité des organisations non gouvernementales du Conseil économique et social des Nations Unies.
Au cours des discussions sur le deuxième point, les participants ont souligné que l’espace de la société civile au sein du système multilatéral est témoin, comme ils l’ont dit, d’un rétrécissement croissant à cause des procédures administratives utilisées pour entraver ou retarder l’octroi du statut consultatif, ce qui a un impact négatif sur la participation des organisations indépendantes aux discussions internationales.
Le représentant du réseau « Unité pour le développement » en Mauritanie a estimé que la crédibilité du système des droits de l’homme est liée à la garantie de la participation libre et pluraliste des acteurs civils, avertissant que la politisation des procédures d’accréditation peut saper la confiance dans les mécanismes internationaux.
De son côté, le président de la Commission internationale pour le respect de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples a alerté sur ce qu’il a appelé « des objections sélectives et répétées » visant des organisations spécifiques, estimant que de telles pratiques limitent le travail légitime des organismes coopérant avec les Nations Unies.
Lors des interventions, l’Algérie a été citée nommément car, selon les intervenants, elle fait partie des pays à la tête des mouvements au sein du Comité des ONG qui soulèvent des questions sur le respect du principe de neutralité et la garantie d’un environnement sûr pour les défenseurs des droits de l’homme. Plusieurs acteurs ont souligné que l’utilisation de procédures techniques comme outils de pression politique constitue un précédent inquiétant au sein d’un système censé être fondé sur la transparence et l’équilibre.
Les organisations participantes ont souligné que le statut consultatif du Conseil économique et social représente une passerelle essentielle pour garantir une pluralité de voix au sein du système international, appelant à des réformes qui renforcent l’intégrité et empêchent toute exploitation politique des procédures d’accréditation, afin d’assurer une participation juste et transparente aux travaux du Conseil des droits de l’homme.
Source :“Ma presse”
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