Dans un nouveau suivi des répercussions du « tsunami numérique » sur la société marocaine, Ahmed Namita El-Bakali, responsable de l’Observatoire des contenus numériques, a révélé un virage sociologique dangereux et sans précédent affectant le secteur de la santé, soulignant que les hôpitaux et centres de santé du Royaume ont commencé à enregistrer une baisse de la pression des visites de routine, non pas en raison de l’amélioration de l’offre de santé, mais plutôt du recours d’une large partie des Marocains aux applications de « chat intelligent » comme alternative médicale. conseiller.
Al-Baqali a expliqué que le citoyen marocain, confronté à la complexité des rendez-vous et aux coûts des cliniques, a trouvé dans « l’intelligence artificielle » un refuge gratuit et immédiat, car les applications de chat automatisé ont commencé à effectuer les tâches de diagnostic initial, de lecture des tests et même de prescription de traitements à domicile, ce qui a effectivement permis de réduire la surpopulation des services d’accueil, mais en retour, cela pose de graves problèmes juridiques et sanitaires.
Le directeur de l’Observatoire a estimé que cette évolution confirme sa théorie antérieure sur la « disparition des emplois traditionnels » et le changement dans la structure du secteur public. Le rôle du « médecin généraliste » dans les cas simples commence à s’éroder au profit des algorithmes. L’orateur a averti que cette “diarrhée” pourrait conduire à des désastres sanitaires si elle n’est pas accompagnée d’une prise de conscience sociétale, soulignant que l’intelligence artificielle doit être un outil auxiliaire du médecin et non un substitut, et que le vide laissé par les hôpitaux a été comblé par la technologie à une vitesse terrifiante.
Al-Baqali a conclu sa déclaration en appelant le ministère de la Santé et de la Protection sociale à prêter attention à ce « concurrent silencieux » et à œuvrer immédiatement pour intégrer l’intelligence artificielle dans le système de santé de manière réglementée, afin de garantir que la réduction de la pression sur les hôpitaux soit un facteur positif d’amélioration des services, et non un indicateur de la réticence des Marocains à recourir à la médecine scientifique et de leur recours aux « prescriptions numériques ».
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