بلدية تونس تدعو أحصاب المحلات التجارية لاحترام أجواء صلاة التراويح وتجنب أي تشويش

Le message de Ghannouchi depuis sa prison : « La Tunisie reviendra à l’État de droit et à la passation pacifique du pouvoir, peu importe le temps que cela prendra. »

Le chef du mouvement Ennahda et président du parlement tunisien dissous, Rached Ghannouchi, a adressé un message depuis sa prison de Mornaguia aux partisans de son parti, dans lequel il souligne que la voie que doit emprunter la Tunisie est basée sur la liberté et la consolidation de l’État de droit et des institutions, tout en soulignant le transfert pacifique du pouvoir comme une option sans alternative « même si cela prend du temps ».

Dans son message, Ghannouchi a estimé que la stabilité des pays s’obtient en respectant la volonté des citoyens et en garantissant les droits, et non par l’exclusion ou les restrictions, appelant à l’adhésion aux valeurs de justice et de pluralisme. Il a également souligné que la démocratie représente un mécanisme permettant d’organiser pacifiquement les différends et de protéger la dignité publique.

Il s’est adressé à la base du mouvement, les appelant à s’en tenir aux principes, soulignant que les projets politiques transcendent les individus et que les idées demeurent même si les circonstances changent.

Cela s’inscrit dans un contexte judiciaire actuel depuis l’arrestation de Ghannouchi en avril 2023, sur fond de questions liées à la sécurité de l’État. La cour d’appel tunisienne avait décidé début février de porter à 20 ans de prison la peine prononcée contre lui dans le dossier dit dans les médias du « complot contre la sûreté de l’État 2 », alors que le jugement initial la fixait à 14 ans.

L’affaire remonte à septembre 2023, lorsque des enquêtes ont été lancées portant sur plusieurs noms, avant que le cercle des adeptes ne s’élargisse. En 2025, d’autres décisions ont été rendues dans un dossier distinct connu sous le nom de « Conspiration contre la sécurité de l’État 1 », incluant des dizaines d’accusés condamnés à des peines variables.

Les autorités tunisiennes confirment que les poursuites sont de nature purement pénale et nient la présence de personnes détenues pour des raisons politiques, tandis que les partis d’opposition considèrent que ces affaires s’inscrivent dans un contexte politique interne tendu.

La lettre reflète le débat permanent sur l’avenir de la vie politique en Tunisie, entre un discours officiel qui met l’accent sur l’application de la loi et les positions de l’opposition appelant à un retour à une voie démocratique pluraliste.

Source :“Ma presse”

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