Tripoli –Trois éminents responsables libyens ont renouvelé leur rejet catégorique de tout arrangement ou politique qui pourrait être interprété comme une installation de migrants irréguliers sur le territoire libyen, soulignant que ce dossier est lié à la souveraineté nationale et aux intérêts suprêmes de l’État.
Cette position a été prise lors d’une réunion à laquelle ont participé le président du Conseil suprême de l’État, Muhammad Takala, le vice-président du Conseil présidentiel, Abdullah Al-Lafi, et le président de l’Autorité de contrôle administratif, Abdullah Qadirbuh, dans la capitale Tripoli, où les participants ont souligné la nécessité de traiter la question de la migration irrégulière selon une vision nationale globale qui prend en compte les considérations sécuritaires, démographiques et souveraines.
Les responsables ont souligné que la lutte contre ce phénomène nécessite une coordination entre les différentes institutions de l’État et le développement de mécanismes conjoints pour faire face à ses répercussions, en plus d’adopter des politiques claires pour faire face aux défis qui y sont associés.
Cette position fait suite à une interaction généralisée avec des rapports et des informations circulant sur les réseaux sociaux concernant des allégations concernant des projets d’installation de migrants irréguliers en Libye, données qui n’ont été confirmées par aucun organisme officiel ou international.
Dans le même contexte, le ministère des Affaires étrangères du Gouvernement d’union nationale a affirmé son adhésion à sa position rejetant la réinstallation des immigrants irréguliers à l’intérieur du pays, appelant à l’exactitude dans la diffusion des informations et en évitant de se laisser guider par des rumeurs ou des données non confirmées.
Le ministère a souligné la nécessité de respecter les lois nationales et d’exprimer ses opinions de manière pacifique, tout en soulignant l’engagement de la Libye à protéger sa sécurité nationale et à respecter ses obligations internationales.
Depuis des années, la Libye fait face à une pression croissante liée à la question de la migration irrégulière, car elle constitue l’un des points de passage les plus importants vers l’Europe, à l’heure où les autorités libyennes confirment qu’il s’agit d’un pays de transit et non d’un pays d’installation pour les migrants.
Source :“Ma presse”
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