Maroc –Le Maroc connaît une transformation structurelle dans le dossier de l’immigration, après être passé d’un pays de transit à un pays d’accueil et d’installation pour des milliers d’immigrants en provenance des pays d’Afrique subsaharienne, dans le contexte de la Stratégie nationale pour la migration et l’asile, lancée en 2013 sous directives royales, et qui prévoyait la régularisation du statut de plus de 23 mille immigrants dans sa première phase, et de milliers d’autres au cours de la deuxième phase (2016-2017).
Cependant, cette transformation, selon des sources largement diffusées, a entraîné des défis sociaux, sécuritaires et économiques croissants, à la lumière d’un large débat public sur les effets du nombre croissant d’immigrés dans plusieurs régions du Maroc.
Sur le plan social et sécuritaire, les données indiquent l’émergence d’un état d’appréhension parmi des groupes de citoyens, en particulier dans certaines zones rurales, notamment dans la province de Zagora (communauté de Tamzmut), où l’on a enregistré le mécontentement des habitants à l’égard de l’accueil de groupes de migrants, sur fond de craintes liées à la sécurité publique et à l’absence d’installations adéquates d’accueil.
Un certain nombre d’incidents individuels ont également circulé, notamment un meurtre à Darwa, des agressions contre des femmes, ainsi que l’incident d’un migrant s’emparant d’un véhicule de sécurité à Marrakech. Ces événements ont contribué à alimenter le débat sur la dimension sécuritaire du dossier, tout en soulignant leur caractère individuel.
Dans le même contexte, certaines sources soulèvent des problèmes liés à l’intégration et à la coexistence culturelle dans certaines régions, à la lumière des difficultés d’encadrement social des immigrés et des différences de modes de vie, qui conduisent parfois à des frictions sociales locales.
Sur le plan économique, il existe des défis liés au marché du travail, compte tenu du taux de chômage qui atteint 13,3% et de la présence de plus de 1,6 million de chômeurs, ce qui alimente les craintes parmi des segments de citoyens quant à la pression sur les opportunités d’emploi, en plus de la pression croissante sur les secteurs de la santé, de l’éducation et du logement, dans un contexte de fragilité économique générale.
D’autre part, les approches des droits de l’homme soulignent la nécessité de respecter les obligations internationales du Maroc en matière de droits de l’homme et d’asile, tout en appelant à distinguer les migrants en situation légale ou pacifique de ceux impliqués dans des actes contraires à la loi, et à éviter tout discours pouvant conduire à des généralisations ou à la haine.
Le débat en cours conclut que la question migratoire au Maroc est devenue une question complexe qui combine les dimensions humanitaire, sécuritaire et économique, et nécessite une approche globale qui équilibre les obligations en matière de droits de l’homme et les exigences de stabilité sociale.
Source : “Ma presse”
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