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Inquiétudes en matière de droits humains face aux restrictions croissantes imposées à la société civile en Tunisie

Tunisie –Amnesty International et Human Rights Watch ont mis en garde contre l’escalade des pressions exercées sur les organisations de la société civile en Tunisie, estimant que les autorités tunisiennes ont commencé à adopter des mesures plus strictes à l’égard des associations et organisations indépendantes, notamment en suspendant leurs activités, en ouvrant des poursuites judiciaires et en menaçant de dissoudre certains organismes de défense des droits humains.

Les deux organisations ont confirmé, dans des rapports et déclarations séparés, que les restrictions ne se limitent plus à des associations spécifiques, mais incluent désormais des organisations actives dans les domaines des droits de l’homme, de l’immigration, de la lutte contre le racisme, de la liberté des médias, de l’observation des élections et de la lutte contre la corruption.

Les deux organisations de défense des droits de l’homme ont considéré que cette tendance représente un changement remarquable dans la manière dont les autorités traitent l’espace civil, mettant en garde contre son impact sur la liberté d’organisation et le travail en faveur des droits de l’homme en Tunisie, qui après 2011 était considérée comme l’une des expériences démocratiques les plus marquantes de la région.

Amnesty International a évoqué la multiplication de ce qu’elle décrit comme le recours à des procédures judiciaires et administratives pour faire pression sur les associations, en gelant leurs avoirs, en suspendant leurs activités et en rejetant les recours judiciaires déposés par certaines organisations concernées.

Elle a également souligné que les droits de l’homme, les médias et les associations de femmes ont été soumis à des campagnes de critiques et d’accusations liées au financement étranger, estimant que ce climat menace l’indépendance de l’action civile et restreint la liberté d’expression et de réunion.

Pour sa part, Human Rights Watch a considéré que la suspension des activités d’associations de premier plan, dont la Ligue tunisienne de défense des droits de l’homme, constitue un indicateur inquiétant sur l’avenir du travail en faveur des droits de l’homme dans le pays, d’autant plus que certaines de ces instances ont joué un rôle essentiel lors de la transition démocratique.

L’organisation a également alerté sur les répercussions de ces mesures sur les services fournis par les associations, notamment l’accompagnement juridique et l’accompagnement juridique des groupes vulnérables et des victimes de violations.

Les deux organisations ont appelé les autorités tunisiennes à respecter la liberté d’association et à garantir un environnement juridique permettant aux organisations civiles d’exercer leurs activités sans restrictions ni restrictions arbitraires.

Source :“Ma presse”

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