AlgérieUne vague de rumeurs circulant sur les réseaux sociaux concernant des cas d’intoxication alimentaire liés à la consommation de pastèque rouge a suscité une large controverse en Algérie, car elle s’est directement reflétée dans la baisse de la demande d’achat de ce fruit, causant des pertes importantes aux agriculteurs et aux commerçants pendant la haute saison des récoltes.
Ces conditions ont incité un certain nombre d’agriculteurs à filmer des clips vidéo de l’intérieur de leurs champs, dans lesquels ils apparaissaient en train de manger des pastèques devant la caméra, dans le but de rassurer les consommateurs et de nier les allégations qui circulaient, tandis que d’autres ont été contraints d’offrir leurs récoltes gratuitement, par crainte de dommages après la baisse de la demande.
Bien que les autorités sanitaires de plusieurs États aient nié l’existence de cas d’intoxication directement liés à la consommation de pastèque rouge, la question a remis au premier plan le débat sur la sécurité des produits agricoles et la nécessité de renforcer le contrôle des chaînes de production et de distribution, en particulier à la lumière de l’enregistrement de divers incidents d’intoxication alimentaire dans le pays ces dernières années, dont certains étaient liés aux conditions de stockage ou à une mauvaise conservation des aliments, et pas nécessairement au produit agricole lui-même.
Les services commerciaux ont également précisé que l’interdiction de la vente de pastèques rouges coupées en morceaux faisait partie des mesures visant à prévenir la contamination des aliments, notamment avec la hausse des températures, soulignant que cette décision ne signifie pas qu’il existe un danger dans le fruit lui-même.
De leur côté, les associations de protection des consommateurs ont appelé à ne pas se laisser guider par des informations non documentées, soulignant que prouver la sécurité ou non des produits se fait par des analyses de laboratoire et un contrôle sanitaire, et non par des publications circulant sur les plateformes de réseaux sociaux.
Les observateurs estiment que la propagation de rumeurs concernant des problèmes de sécurité alimentaire peut avoir de graves répercussions économiques sur des milliers d’agriculteurs, mais elles révèlent en même temps la nécessité d’améliorer la transparence et la surveillance, et d’accélérer la communication officielle avec l’opinion publique lorsque des préoccupations sont soulevées concernant la santé des consommateurs et la qualité des produits alimentaires.
Source :“Ma presse”
صحافة بلادي صحيفة إلكترونية مغاربية متجددة على مدار الساعة تعنى بشؤون المغرب الجزائر ليبيا موريتانيا تونس