Algérie –Les récentes déclarations du président algérien Abdelmadjid Tebboune concernant la France et la Tunisie ont déclenché une large vague de polémiques en Algérie et sur les réseaux sociaux, après avoir confirmé que son pays n’avait jamais demandé d’augmentation des quotas de visa à la France, ni exigé de compensation ou d’excuses pour l’ère coloniale. Il a également souligné le rejet de toute menace visant la Tunisie.
Ces déclarations de Tebboune sont intervenues lors d’un entretien régulier diffusé à la télévision d’État algérienne, où il a clairement indiqué que l’Algérie “ne tendrea pas la main” sur la question des visas avec Paris, après la polémique soulevée par les déclarations de l’ambassadeur de France en Algérie concernant l’octroi de 250 000 visas par an aux Algériens, avant que Paris ne démente l’existence de toute décision officielle à cet égard.
Président#Tebboune.. “L’#Algériene mendiera jamais, et je n’ai jamais demandé à nos amis français un quota de visa, des excuses ou une compensation.”pic.twitter.com/kDXlprC7Bp
– 🇩🇿 1.2.3 live algerie (@vivalalgerie7)27 juillet 2026
Les déclarations du président algérien sur le fait de ne pas exiger des excuses françaises pour le colonialisme ont suscité des réactions mitigées, d’autant plus qu’elles semblaient différentes du discours officiel précédent, qui mettait l’accent sur la nécessité pour la France de reconnaître ses crimes coloniaux dans le cadre de ce que l’on appelle le dossier de la mémoire.
Le président algérien Abdelmadjid Tebboune :
– AL24news – Chaîne Internationale d’Algérie (@AL24newschannel)27 juillet 2026
J’assure à tous les Algériens que je n’ai demandé aucun quota de visa à la France, que je n’en ai jamais parlé et que je n’ai jamais demandé d’excuses ou de compensation. L’Algérie ne tendrea jamais la mainpic.twitter.com/EyNE8TNmJ1
Concernant la question régionale, Tebboune a souligné que l’Algérie “ne tolérera aucune menace terroriste visant la Tunisie”, soulignant que la sécurité de la Tunisie fait partie de la sécurité de l’Algérie, et que son pays ne permettra aucune tentative de déstabilisation de son voisin oriental.
Ces déclarations, à leur tour, ont suscité un large débat, certains les considérant comme une confirmation du soutien de l’Algérie à la Tunisie face aux menaces sécuritaires, tandis que d’autres les ont liées aux récentes manifestations dont la Tunisie a été témoin, soulignant que les manifestations populaires exigeant des réformes ne devraient pas être liées au terrorisme.
Ce qui agace le président algérien#TebbouneDans les événements#Tunisie?
-Nezam Mahdawi (@NezamMahdawi)27 juillet 2026
Qu’est-ce qui blesse les médias algériens à propos de l’ancien président Moncef Marzouki ?#AlgérieCe n’est pas un gardien de la Tunisie, même si son régime militaire est terrifié par une révolution qui pourrait la balayer ou par les révolutions qui l’entourent.
Quant à qualifier tout mouvement de masse de terrorisme, c’est un langage dépassé et usé…pic.twitter.com/7ER8iN9HAb
Ces déclarations interviennent à un moment où la Tunisie connaît des protestations continues sur fond de conditions économiques et sociales, sur fond d’exigences de réformes politiques et d’amélioration des conditions de vie, tandis que les relations algéro-françaises restent confrontées à des questions en suspens, notamment les visas et le dossier de la mémoire coloniale.
Source :“Ma presse”
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