Entre la France et la Tunisie… Les déclarations de Tebboune suscitent une division généralisée et des réactions mitigées en Algérie

Algérie –Les récentes déclarations du président algérien Abdelmadjid Tebboune concernant la France et la Tunisie ont déclenché une large vague de polémiques en Algérie et sur les réseaux sociaux, après avoir confirmé que son pays n’avait jamais demandé d’augmentation des quotas de visa à la France, ni exigé de compensation ou d’excuses pour l’ère coloniale. Il a également souligné le rejet de toute menace visant la Tunisie.

Ces déclarations de Tebboune sont intervenues lors d’un entretien régulier diffusé à la télévision d’État algérienne, où il a clairement indiqué que l’Algérie “ne tendrea pas la main” sur la question des visas avec Paris, après la polémique soulevée par les déclarations de l’ambassadeur de France en Algérie concernant l’octroi de 250 000 visas par an aux Algériens, avant que Paris ne démente l’existence de toute décision officielle à cet égard.

Les déclarations du président algérien sur le fait de ne pas exiger des excuses françaises pour le colonialisme ont suscité des réactions mitigées, d’autant plus qu’elles semblaient différentes du discours officiel précédent, qui mettait l’accent sur la nécessité pour la France de reconnaître ses crimes coloniaux dans le cadre de ce que l’on appelle le dossier de la mémoire.

Concernant la question régionale, Tebboune a souligné que l’Algérie “ne tolérera aucune menace terroriste visant la Tunisie”, soulignant que la sécurité de la Tunisie fait partie de la sécurité de l’Algérie, et que son pays ne permettra aucune tentative de déstabilisation de son voisin oriental.

Ces déclarations, à leur tour, ont suscité un large débat, certains les considérant comme une confirmation du soutien de l’Algérie à la Tunisie face aux menaces sécuritaires, tandis que d’autres les ont liées aux récentes manifestations dont la Tunisie a été témoin, soulignant que les manifestations populaires exigeant des réformes ne devraient pas être liées au terrorisme.

Ces déclarations interviennent à un moment où la Tunisie connaît des protestations continues sur fond de conditions économiques et sociales, sur fond d’exigences de réformes politiques et d’amélioration des conditions de vie, tandis que les relations algéro-françaises restent confrontées à des questions en suspens, notamment les visas et le dossier de la mémoire coloniale.

Source :“Ma presse”

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