Casablanca –Vendredi soir, un tribunal de Casablanca a prononcé des peines de six mois de prison contre six mineurs, au motif qu’ils étaient poursuivis dans un dossier lié au mouvement « Génération Z 212 », après avoir été inculpés d’accusations liées à l’entrave à la circulation sur l’autoroute urbaine lors des manifestations dont la ville a été témoin à l’automne de l’année dernière.
Ces décisions interviennent dans le cadre d’une série de suites judiciaires liées aux événements qui ont accompagné le mouvement de protestation, qui exigeait des réformes dans les secteurs de la santé et de l’éducation et le renforcement des mécanismes anti-corruption.
Selon les données du dossier, quatre des mineurs ont fait l’objet de mesures de placement dans un centre spécial pour mineurs et devraient bénéficier d’une libération après avoir purgé leur peine, tandis que les autres mineurs ont été suivis jusqu’à leur libération.
Ces décisions interviennent une semaine après que le pouvoir judiciaire a prononcé des jugements contre 18 jeunes adultes sur la base de la même affaire, allant de l’emprisonnement effectif à l’emprisonnement avec sursis, car un certain nombre d’entre eux ont quitté l’établissement pénitentiaire après avoir purgé leur peine.
Le ministère public avait précédemment annoncé que ces arrestations avaient eu lieu dans le cadre d’incidents liés à des entraves à la circulation sur l’autoroute urbaine de Casablanca, incidents considérés comme une violation des lois en vigueur.
Les manifestations de la « Génération Z212 » à l’automne 2025 ont connu un grand élan pendant plusieurs semaines, avant de décliner progressivement après le lancement d’un certain nombre d’initiatives et de mesures liées aux réformes sociales et au soutien aux secteurs de la santé et de l’éducation.
Les autorités judiciaires ont également révélé précédemment que des milliers de personnes étaient suivies dans le cadre de dossiers liés aux événements qui ont suivi certaines manifestations, notamment celles qui ont été le théâtre d’émeutes ou de troubles à l’ordre public dans plusieurs régions.
Le pouvoir judiciaire continue d’examiner les dossiers liés à ces événements conformément aux procédures légales applicables, au milieu d’une opinion publique largement répandue, compte tenu du volume des cas liés au mouvement et de leurs répercussions juridiques et sociales.
Source :Médias d’information de Fès
صحافة بلادي صحيفة إلكترونية مغاربية متجددة على مدار الساعة تعنى بشؤون المغرب الجزائر ليبيا موريتانيا تونس