ترشيح بلا شرعية يعيد العزلة: الجزائر تُراهن على البوليساريو وتُصطدم بثبات الموقف المغربي داخل الاتحاد الإفريقي

Malgré le déclin du soutien international à sa thèse, le Polisario revient à brandir la carte du « référendum » avec le soutien de l’Algérie

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Le Front Polisario séparatiste est revenu sur l’option de ce qu’il appelle le « référendum », le considérant comme une porte d’entrée vers le règlement du conflit du Sahara marocain, dans les déclarations faites par son représentant en Algérie, Khatri Adoh, aux médias algériens.

Selon les données qui circulent, cette prise de position intervient dans le cadre de discussions sur des consultations politiques parrainées par les Nations Unies avec la participation des parties concernées par le conflit, à savoir le Maroc, l’Algérie et la Mauritanie, ainsi que le front séparatiste, pour tenter de relancer un chemin de négociation sous la supervision des Nations Unies.

Le chef du Polisario a affirmé que ces consultations s’appuient sur la résolution n° 2797 du Conseil de sécurité, adoptée en octobre dernier, estimant – selon ses déclarations – que leur objectif est de parvenir à une formule qui réalise ce qu’il appelle « l’autodétermination », une proposition qui contredit la tendance internationale croissante en faveur d’une solution politique réaliste et convenue.

Plusieurs observateurs estiment que la promotion continue par le Polisario de l’option référendaire reflète la marge politique limitée et la dépendance persistante de ses décisions à l’égard des autorités algériennes, considérées comme une partie majeure dans ce conflit régional.

Dans ce contexte, Abdel Wahab El Kayen, chef de l’organisation Africa Watch, a expliqué que les déclarations du représentant du Front en Algérie révèlent la nature des relations politiques et organisationnelles entre le Polisario et le régime algérien, soulignant que le Front ne dispose pas de l’indépendance de prise de décision, ce qui lie ses mouvements aux calculs géopolitiques de l’Algérie dans la région.

Le porte-parole a souligné que la lecture de la résolution 2797 du Conseil de sécurité par l’Algérie et le Polisario reste sélective, car ils tentent de la présenter comme un mécanisme visant à imposer l’option de la sécession, alors que les résolutions successives de l’ONU soulignent la nécessité de parvenir à une solution politique réaliste et concertée entre les parties.

Al-Kayen a également souligné que la prétention du Polisario de représenter la population du Sahara soulève des problèmes juridiques et démocratiques, soulignant que les régions du sud du Royaume disposent d’institutions élues aux niveaux local, régional et national dont les résidents participent régulièrement à leurs élections dans le cadre des droits constitutionnels marocains.

De son côté, le chercheur en questions et terrain de développement, Saïd Bouchakook, a estimé que le récent discours des dirigeants du Polisario s’inscrit dans le contexte d’une tentative de contenir les tensions croissantes à l’intérieur des camps de Tindouf, qui assistent – selon plusieurs rapports – à une escalade des manifestations de tensions et de divisions internes.

Le chercheur a expliqué que certaines des déclarations émises par les dirigeants du Front ne sont qu’une tentative pour gagner du temps et absorber la colère à l’intérieur des camps, surtout à la lumière des transformations internationales qui sont de plus en plus enclines à soutenir la proposition d’autonomie présentée par le Maroc comme une solution sérieuse et réaliste au conflit.

Il a ajouté que les développements géopolitiques actuels, ainsi que les changements de position d’un certain nombre de puissances internationales, augmentent les chances de parvenir à un règlement politique basé sur le réalisme et le consensus, à un moment où le soutien aux propositions séparatistes est en déclin.

Les observateurs estiment que l’adhésion continue de l’Algérie et du Polisario à un discours traditionnel incompatible avec la nouvelle tendance internationale pourrait entraver les efforts visant à trouver une solution finale au conflit, ce qui pourrait à son tour affecter la stabilité régionale dans la région du Maghreb.

Source :“Ma presse”

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