Le magazine Jeune Afrique a suivi ce qu’il qualifie d’état de « récession » que connaît la Tunisie au stade actuel, estimant que la scène générale se caractérise par une lenteur des réformes et un déclin de l’activité politique, à la lumière de la concentration des pouvoirs entre les mains du président Kais Saied depuis l’été 2021.
Le magazine souligne que les promesses antérieures d’amendement du gouvernement n’ont pas été mises en œuvre jusqu’à présent, parallèlement à l’hésitation d’un certain nombre de grands projets, en plus des défis liés aux conditions économiques et sociales. Il cite des citoyens et des observateurs parlant d’un climat général caractérisé par la prudence et un déclin du débat public, à la lumière d’un sentiment de frustration parmi les segments de la société.
Sur le plan économique, le rapport cite les chiffres publiés par l’Institut National de la Statistique, qui indiquent un taux de croissance d’environ 2,5% au cours de l’année 2025, comparé à un taux de chômage d’environ 16%, ce que certains observateurs considèrent comme une indication des difficultés persistantes du marché du travail et de la croissance qui ne se reflète pas de manière adéquate dans la création d’opportunités d’emploi.
Le magazine évoque également l’impact des transformations politiques qui ont suivi les décisions de juillet 2021, estimant que la redistribution des rapports de force a réduit les rôles d’un certain nombre d’acteurs politiques et des médias traditionnels, en échange d’un élargissement des pouvoirs de la présidence. Elle a souligné que les institutions de l’État, notamment les services de sécurité et militaires, maintiennent leur présence au sein de la structure du pouvoir sans implication directe dans l’activité économique, tout en continuant à adopter une approche qualifiée de prudente dans la gestion des grands dossiers.
Dans le même contexte, le rapport souligne les défis environnementaux et climatiques auxquels le pays est confronté, notamment en ce qui concerne la gestion des périodes de sécheresse et d’inondations, dans un contexte d’appels visant à renforcer la planification proactive et les infrastructures liées au stockage des ressources en eau.
Le magazine conclut en soulignant les défis sociaux persistants, avec des groupes de jeunes qui attendent de plus grandes opportunités d’emploi à l’intérieur ou à l’extérieur du pays, en échange d’appels au renouvellement des élites et au renforcement des initiatives capables de créer un nouveau dynamisme sur la scène tunisienne.
Les lectures en circulation font toujours partie d’un débat plus large sur la voie des réformes en Tunisie, en attendant ce que la prochaine étape pourrait apporter en termes de développements politiques et économiques.
Source :“Ma presse”
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