Tripoli –Les réactions libyennes à l’initiative américaine visant à faire avancer le processus politique dans le pays se poursuivent, dans un contexte de nette divergence dans les positions des forces politiques et militaires concernant l’initiative menée par le conseiller du président américain pour les affaires arabes et africaines, Massad Boulos, en l’absence d’un document officiel précisant ses détails et ses mécanismes de mise en œuvre.
Ces dernières semaines, Paul a tenu une série de réunions dans les villes de Benghazi, Tripoli, Misrata et Zintan, auxquelles ont participé des responsables militaires, sécuritaires et économiques, en plus de consultations avec des responsables égyptiens et la Mission de soutien des Nations Unies en Libye, dans le cadre des efforts visant à sortir de l’impasse politique dans laquelle le pays est témoin.
Le commandement général dans l’est de la Libye et la Chambre des représentants ont annoncé leur soutien à la voie américaine, la considérant comme une opportunité de redynamiser le processus politique. Un certain nombre d’acteurs politiques ont également appelé à une interaction positive avec ces efforts, de manière à contribuer à rapprocher les points de vue entre les parties libyennes.
Dans le sud, l’Assemblée politique nationale du Fezzan a annoncé son soutien à toute initiative internationale visant à sortir de la crise, mais elle a lié son soutien à un ensemble de conditions, notamment fixer un calendrier clair pour la tenue des élections, renouveler la légitimité par les urnes et assurer la participation de la région du Fezzan aux différentes étapes du règlement politique, tout en rejetant tout arrangement basé sur l’équilibre des pouvoirs existant.
D’autre part, les acteurs de la ville de Misrata ont exprimé leurs réserves sur l’initiative, estimant que toute voie politique ne peut être évaluée en l’absence d’un document officiel précisant son contenu et ses objectifs, soulignant que la sortie de crise nécessite un référendum sur le projet de constitution et ensuite l’organisation d’élections présidentielles et parlementaires.
Le Conseil suprême de l’État a également confirmé qu’il n’avait reçu aucun projet écrit pour l’initiative, indiquant que ce qui circule jusqu’à présent ne va pas au-delà des déclarations médiatiques, et soulignant la nécessité de respecter les cadres constitutionnels et institutionnels dans tout futur règlement politique.
Les observateurs estiment que l’initiative américaine en est encore au stade de l’exploration des positions et de la recherche d’un consensus, tandis que son succès reste tributaire de sa capacité à parvenir à un large consensus libyen sur les mécanismes permettant d’unifier les institutions, de mettre fin à la division politique et de créer les conditions nécessaires à la tenue d’élections tant attendues.
Source : “Ma presse”
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