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Libye.. Les manifestations à Bani Walid rejettent le projet de « Région centrale » et suscitent une controverse sur l’unité de l’État

Bani Walid –La vague de rejet populaire s’est intensifiée dans plusieurs villes libyennes à l’égard de la proposition de création de ce que l’on appelle la « Région Centrale », au milieu des craintes de ses répercussions sur l’unité du pays, au moment où les responsables de l’initiative confirment que son objectif se limite à renforcer la coordination et l’intégration entre les municipalités participantes.

La ville de Bani Walid a été témoin du dernier chapitre de cette controverse, après que les manifestants ont fermé le siège municipal pour protester contre son adhésion au projet lancé par les chefs de neuf municipalités, dont Misrata, Al-Khoms, Zliten, Bani Walid, Tarhuna, Tininai, Al-Mardoum, Masalata et Qasr Al-Akhyar.

L’annonce de l’initiative a suscité un large débat dans les cercles politiques et sociaux, car ses opposants estiment qu’elle pourrait ouvrir la porte à de nouveaux arrangements administratifs qui soulèvent des sensibilités liées au régionalisme et à la division, tandis que ses partisans affirment qu’elle vise à améliorer les services et à renforcer la coopération entre les municipalités.

Dans un contexte connexe, le président du Conseil social des tribus Warfalla, Aguila El Gamal, a annoncé son rejet du projet, exprimant ses réserves sur l’idée de régions dans les circonstances actuelles, et soulignant l’importance de renforcer la cohésion nationale et de préserver l’unité des institutions de l’État.

Il a également indiqué qu’il y a des consultations entre les différentes parties concernées et les municipalités afin de contenir les divergences et de rechercher des solutions qui garantissent la stabilité sociale et évitent de nouvelles tensions.

De son côté, la municipalité de Bani Walid a affirmé le respect du droit des citoyens à exprimer pacifiquement leurs opinions, soulignant la nécessité de maintenir la paix civile, de protéger les biens publics et privés et de poursuivre le dialogue avec les militants sociaux, de jeunesse et les notables pour rapprocher les points de vue.

Cette controverse survient à la lumière du débat permanent sur les moyens de parvenir au développement local et d’améliorer les services dans diverses villes libyennes, alors que l’on insiste sur la nécessité de relever ces défis par le biais des institutions étatiques et de cadres juridiques approuvés, de manière à préserver l’unité du pays et à renforcer la stabilité.

Source :“Ma presse”

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