États-Unis– Les tensions militaires entre les États-Unis et l’Iran sont revenues sur le devant de la scène, après que le Commandement central américain (CENTCOM) a annoncé la mise en œuvre d’une nouvelle série de frappes visant des dizaines de sites militaires iraniens, tandis que les Gardiens de la révolution iraniens ont annoncé le ciblage de bases américaines dans le Golfe, dans une escalade qui soulève des questions sur l’avenir de l’affrontement entre les deux parties.
Le commandement central américain a indiqué que ses forces avaient mené des frappes ciblant90 cibles militairesEn Iran, cela comprenait des systèmes de défense aérienne, des sites de surveillance côtière et des installations de stockage de missiles et de drones, en plus des infrastructures militaires le long de la côte iranienne.
Elle a ajouté, dans un communiqué, que ces frappes étaient une réponse à ce qu’elle a décrit comme « une violation du cessez-le-feu par l’Iran », suite au ciblage de trois navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz.
En revanche, les Gardiens de la révolution iraniens ont annoncé avoir ciblé ce qu’ils qualifient d’installations et d’infrastructures liées aux bases américaines enArifjan et Ali Al-Salem au Koweït, etJuffair et Sheikh Issa à BahreïnAvertissant que toute nouvelle attaque américaine entraînerait une réponse plus large pouvant inclure d’autres bases de la région.
Cette escalade intervient au moment où les deux parties échangent des accusations de violation du protocole d’accord qui régissait le calme entre elles, alors que le président américain Donald Trump avait précédemment annoncé la fin de sa mise en œuvre à la lumière des récents développements.
Dans une lecture de la scène militaire, l’expert militaire et stratégique, le colonelNidal Abou ZeidLes récentes frappes américaines reflètent une escalade progressive, expliquant que le nouveau round ciblait un plus grand nombre de cibles et prenait plus de temps que les frappes précédentes, ce qu’il considérait comme une indication d’une tendance à la hausse des opérations.
Abou Zeid a expliqué que les États-Unis adoptent actuellement ce qu’il décrit comme une « chasse au confort », une tactique basée sur le ciblage précis de sites de grande valeur, dans le but de réduire les capacités militaires iraniennes, notamment navales, tout en évitant de s’engager dans des opérations militaires à grande échelle aux coûts politiques et militaires élevés.
Il a ajouté que l’utilisation par Washington du terme « attaques » au lieu d’« opération militaire » reflète, selon lui, la volonté de l’administration américaine d’éviter les procédures constitutionnelles qui pourraient nécessiter l’obtention de l’approbation du Congrès en cas d’élargissement de la portée des opérations.
D’autre part, le même expert estime que l’Iran ne semble pas intéressé à entrer dans une guerre globale, mais cherche plutôt à maintenir le principe de dissuasion et à démontrer sa capacité de réponse, tout en prenant soin d’éviter de cibler directement les navires américains, car cela pourrait avoir de vastes répercussions militaires.
Les observateurs estiment que les développements des prochains jours seront décisifs pour déterminer si la confrontation restera dans le cadre de frappes limitées et de réponses mutuelles, ou si elle s’orientera vers une escalade plus large qui pourrait avoir des répercussions sur la sécurité de la région et du trafic maritime international, en particulier dans le détroit d’Ormuz.
Source :“Ma presse”
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