Algérie –La diffusion croissante des scooters électriques dans les rues algériennes a suscité un large débat entre leurs partisans qui les considèrent comme une solution pratique aux embouteillages et ceux qui mettent en garde contre les dangers de leur utilisation en l’absence d’un cadre juridique réglementant leur circulation sur la voie publique.
Dans ce contexte, l’Organisation algérienne de protection et d’orientation du consommateur et de son entourage a appelé à interdire la circulation des trottinettes électriques sur certaines routes, alertant sur les répercussions de leur utilisation par les enfants et adolescents dans la circulation normale.
Le coordinateur national de l’organisation, Fadi Tamim, a déclaré dans des déclarations aux médias que l’utilisation de scooters électriques sur les voies publiques où circulent des voitures, des camions et des vélos constitue une source d’inquiétude croissante, étant donné que ces moyens sont principalement destinés à un usage récréatif et ne sont pas équipés pour une utilisation dans un trafic intense.
Le porte-parole a souligné que l’absence d’une loi spéciale réglementant l’utilisation des scooters électriques augmente le risque d’accidents, appelant à leur attribuer des pistes spéciales, similaires aux pistes cyclables, jusqu’à ce qu’une législation claire soit élaborée pour réglementer leur utilisation.
De son côté, le spécialiste de la sécurité routière Salim Tafrawi a estimé que les scooters électriques sont devenus un moyen de transport pratique pour un certain nombre de groupes, notamment les étudiants et les salariés, compte tenu de la congestion routière et des coûts de transport élevés en Algérie.
Il a expliqué que ces moyens restent risqués en l’absence de lois réglementant leur déplacement, soulignant qu’un grand nombre de leurs utilisateurs ne portent pas de moyens de protection de base comme un casque de protection.
L’orateur a souligné la nécessité d’établir d’urgence des contrôles juridiques, notamment en fixant l’âge légal d’utilisation et en réglementant la circulation sur les routes et les sentiers réservés à ce type de moyens de transport modernes.
La diffusion des scooters électriques en Algérie coïncide avec la hausse du prix des voitures et la diminution de la disponibilité des transports individuels ces dernières années, en plus de la grande congestion dans les grandes villes, qui a incité de nombreux citoyens à rechercher des alternatives de transport moins coûteuses et plus flexibles.
Source :“Ma presse”
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