L’accord libano-israélien révèle le conflit entre Vance et Rubio au sein de l’administration Trump

WashingtonUne analyse politique récente a révélé que l’accord libano-israélien, parrainé par les États-Unis, ne se limite pas à être une étape diplomatique au Moyen-Orient, mais reflète également une lutte d’influence croissante au sein de l’administration du président américain Donald Trump, entre le vice-président J.D. Vance et le secrétaire d’État Marco Rubio, à un moment où les deux partis républicains se préparent pour la bataille présidentielle attendue en 2028.

L’analyse estime que l’accord est intervenu dans un contexte de concurrence entre deux courants au sein du Parti républicain. Le premier est dirigé par J.D. Vance, qui prône une réduction des interventions militaires américaines et une concentration sur les dossiers internes, et le second est représenté par Marco Rubio, qui appartient au mouvement républicain traditionnel qui soutient la politique de pression sur les opposants et le renforcement de l’alliance avec Israël.

Selon l’analyse, cette divergence apparaît clairement dans la répartition des rôles au sein de l’administration américaine, puisque Vance a dirigé les négociations du protocole d’accord avec l’Iran, tandis que Rubio a supervisé l’accord libano-israélien, dans deux directions qui reflètent deux visions différentes de la politique américaine dans la région.

L’analyse indique que le mémorandum d’accord avec l’Iran repose sur la réduction de l’escalade régionale et l’arrêt de la guerre en échange d’engagements mutuels, tandis que l’accord libano-israélien lie tout retrait israélien du sud-Liban au processus de désarmement du Hezbollah, que Téhéran considère comme sortant du cadre des accords qu’il a conclus avec Washington.

Le rapport confirme que le président Trump cherche à parvenir à un équilibre politique entre les deux ailes concurrentes au sein du Parti républicain, en donnant à chaque parti un espace pour gérer les dossiers stratégiques, afin de préserver l’unité du parti avant les élections de mi-mandat au Congrès, prévues en novembre 2026.

Dans ce contexte, Trump a confié à Vance la tâche de négocier avec l’Iran et de promouvoir l’accord, tandis que Rubio a été chargé de gérer les relations avec Israël et les États du Golfe, où il a dirigé des réunions qui ont confirmé l’engagement continu de Washington en faveur de la sécurité de la région, tout en soulignant que l’Iran était considéré comme une source majeure d’instabilité.

L’analyse relie l’avenir de cet équilibre aux résultats des deux accords, considérant que le succès de la trêve avec l’Iran pourrait renforcer la position de Vance au sein du Parti républicain, tandis que le succès de l’accord libano-israélien pourrait donner à Rubio un avantage dans la course à la présidence américaine.

Le rapport conclut que l’administration américaine pourrait continuer à adopter une politique d’« équilibre fragile » entre les deux accords, en reportant la résolution des questions controversées et en évitant tout parti pris en faveur de l’une ou l’autre des parties, jusqu’à ce que les élections internes soient votées, tout en gardant la porte ouverte à de nouveaux accords au Moyen-Orient

Source :“Ma presse”

🇲🇦عربي🇫🇷FR🇬🇧EN