Des constructions aléatoires dévorent des terres agricoles en Libye… alertes sur une crise urbaine qui menace la sécurité alimentaire

TripoliLes manifestations d’une expansion urbaine non réglementée se poursuivent dans un certain nombre de villes libyennes, notamment dans la capitale Tripoli, au milieu des avertissements concernant les répercussions de la construction aléatoire sur les terres agricoles et les infrastructures, à la lumière de l’absence de plans urbains modernes depuis plus d’un quart de siècle.

La zone d’Al-Khallah, au sud de Tripoli, montre la propagation de complexes résidentiels construits en dehors du plan urbain officiel, en raison de l’absence des services les plus élémentaires, tels que les réseaux d’eau, d’électricité et d’égouts, ce qui impose aux habitants des défis quotidiens liés aux transports et aux conditions de vie.

Selon les données de terrain, les ingénieurs et les entrepreneurs rencontrent de grandes difficultés lors de la mise en œuvre de projets de construction dans ces zones, en raison de l’absence d’infrastructures de base, ce qui nécessite d’établir des réseaux de services à partir de zéro avant de commencer les travaux de construction.

Dans ce contexte, le directeur du bureau de planification urbaine du ministère libyen du logement, Abdul Rahman Al-Fahd, a confirmé que l’absence de volonté politique au cours des dernières années a contribué à perturber l’adoption et la mise en œuvre des plans d’expansion urbaine, ouvrant la voie à la propagation des constructions aléatoires et aux empiètements sur les terres.

Le responsable a souligné que le gouvernement actuel s’efforce de réactiver un certain nombre de projets résidentiels et de services bloqués depuis des années, mais que l’ampleur de l’expansion urbaine non réglementée rend plus complexe la lutte contre ce phénomène, compte tenu de la nécessité de mesures réglementaires et juridiques efficaces.

D’autre part, des rapports ont averti que la poursuite des constructions aléatoires se fait au détriment des terres agricoles, ce qui menace la sécurité alimentaire en Libye, car les statistiques indiquent que les zones propices à l’investissement agricole ne représentent actuellement qu’environ5%Du total des terres.

Les spécialistes de l’urbanisme estiment que l’absence persistante de planification organisée et l’expansion illégale vont encore compliquer la crise du logement et de l’environnement et saper les efforts visant à protéger les terres agricoles et à assurer un développement urbain durable dans diverses villes libyennes.

Source :“Ma presse”

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