مسيرة في تونس للمطالبة بالإفراج عن معارضين موقوفين منذ 2023
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Une marche en Tunisie pour exiger la libération des opposants détenus depuis 2023

Tunisie – 14 février 2026

Samedi dernier, la capitale tunisienne a été témoin d’une marche à laquelle ont participé des militants politiques et des droits de l’homme et des familles de détenus, pour exiger la libération des opposants emprisonnés depuis février 2023 dans des affaires liées à « complot contre la sécurité de l’État » et d’autres dossiers.

https://www.youtube.com/watch?v=1gupXeQJegk

La marche est partie de la place Pasaj, au centre de la capitale, en passant par le siège du Parti républicain d’opposition, où les participants ont brandi des photos d’un certain nombre d’hommes politiques arrêtés et des banderoles appelant au respect des libertés publiques. Les manifestants ont scandé des slogans exigeant la libération des « détenus politiques » et la fin de ce qu’ils ont décrit comme un rétrécissement de l’espace public.

https://www.youtube.com/shorts/9bRD1ia904E

Cette décision intervient dans le contexte du maintien en détention de dizaines de dirigeants appartenant au « Front du salut national », une coalition qui comprend des partis d’opposition et des personnalités indépendantes, pour des accusations notamment de complot contre la sécurité de l’État et de crimes liés au terrorisme et à la corruption.

En octobre dernier, la Cour d’appel a prononcé des peines sévères allant jusqu’à 45 ans de prison contre un certain nombre de détenus, lors d’audiences à distance considérées par les partis d’opposition et les organisations de défense des droits de l’homme comme ne répondant pas aux normes d’un procès équitable, tandis que les autorités confirment que les procédures ont été menées conformément aux lois applicables.

Il accuse les forces politiques de s’opposer au pouvoir dirigé par le présidentQais Saeed, a recours à la justice pour liquider des opposants politiques depuis l’annonce de mesures exceptionnelles le 25 juillet 2021, ce que dément le président, soulignant que ses décisions visent à protéger l’État et à lutter contre la corruption.

La suspension du député Ahmed Al-Saidani, il y a quelques jours, a suscité une nouvelle polémique dans les milieux politiques, sur fond d’inquiétudes exprimées par les observateurs sur l’état des libertés publiques.

Dans un contexte connexe, l’organisation appeléeHuman Rights WatchLes autorités tunisiennes ont appelé à l’abandon de ce qu’elles ont qualifié d’« accusations de terrorisme injustifiées » contre l’avocat et militant des droits de l’homme Ahmed Sawab, et ont exigé sa libération immédiate, soulignant la nécessité de respecter les garanties d’un procès équitable et de la liberté de défense.

Ces développements s’inscrivent dans un contexte politique de plus en plus tendu enTunisieDepuis 2021, le pays connaît un débat intense entre les autorités et leurs opposants sur la voie des réformes politiques et judiciaires et l’avenir des libertés publiques.

Source :Ma presse

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