L’éminent représentant de l’opposition au Parlement mauritanien, Biram Dah Abid, a confirmé son insistance à inclure ce qu’il a décrit comme le « massacre de Kaédi » au cœur du prochain dialogue politique dans le pays. Abid a déclaré lors d’une conférence de presse tenue jeudi soir que la question des victimes des violences qui ont suivi les récentes élections présidentielles est pour lui une “priorité absolue”, et il s’engage à révéler les détails de ces événements.
Abeid a expliqué qu’il a discuté de cette question directement avec le président de la République, Mohamed Ould Cheikh Ghazouani, lors de leur dernière rencontre, profitant de l’occasion du mois sacré pour exhorter le président à ouvrir des négociations avec les familles des victimes et à œuvrer pour résoudre cette question dans un esprit de justice et de réconciliation. Cependant, le président de la République n’a pas rejeté la proposition, mais il n’a pas non plus fourni d’engagement clair, ce qu’Abeed a considéré comme une « réaction tiède ».
Les événements violents qui ont eu lieu fin juin dernier dans la ville de Kaédi, capitale de l’État du Gorgol, dans le sud de la Mauritanie, ont entraîné la mort de six personnes lors d’affrontements entre les forces de sécurité et les partisans du candidat Biram Dah Abid, arrivé deuxième aux élections avec 22,4% des voix.
Source :Ma presse
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